Tours : la Mairie prête à accueillir des réfugiés afghans fuyant le régime des talibans

Alors que les propos d'Emmanuel Macron ("nous devons anticiper et nous protéger contre des flux migratoires irréguliers importants") suscitent l'indignation de certains responsables politiques, la ville de Tours se dit prête à "accueillir dignement" des réfugiés afghans.

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Au lendemain de la prise de Kaboul par les talibans (dimanche 15 août), le Président de la République s'est exprimé en direct du fort de Brégançon sur la situation en Afghanistan et sur l'accueil en France de réfugiés. Un discours bien loin de provoquer le consensus. Une phrase, notamment, perçue comme un appel du pied à l'électorat d'extrême-droite, a été sérieusement critiquée :

Ce mardi 17 août 2021, le maire de Tours, Emmanuel Denis, a fait savoir que sa ville était prête à accueillir des réfugiés afghans :

Un communiqué de presse a été publié dans la foulée, en voici le texte intégral :

"Depuis la reprise du pouvoir par les talibans, l’Afghanistan est à nouveau sous le joug de l’obscurantisme et du fondamentalisme religieux. Face au drame humanitaire annoncé et en solidarité avec le peuple afghan, la ville de Tours s’engage à participer à l’accueil des femmes, hommes et enfants qui fuient ce régime de terreur.

Conformément à la démarche engagée lors du dernier conseil municipal pour contractualiser avec les services de l’Etat pour l’Accueil et l’Insertion des Réfugiés (CTAIR), la municipalité agira pour l’accès au logement des réfugiés, leur accompagnement et leur accès aux soins."

Tours s'engage pour l'accueil de réfugiés

Initiés par la Diair (Délégation Interministérielle à l’Accueil et à l’Intégration des Réfugiés) en 2019, les contrats territoriaux d’accueil et d’intégration (CTAIR) sont signés conjointement par des collectivités territoriales et préfectures afin de mettre en œuvre des actions à l’attention des personnes réfugiées.

Depuis son lancement, 11 territoires métropolitains se sont engagés dans cette démarche de contractualisation :  Brest, Dijon, Lyon, Grenoble, Nantes, Toulouse, Rennes, Bordeaux, Clermont-Ferrand, Nancy et Strasbourg.

 En 2021, ce chiffre est porté à 18 grâce à l’implication de nouveaux territoires. Les villes de Marseille, Tours, Besançon, Poitiers et Le Havre, ainsi que les métropoles de Rouen et de Montpellier se sont ainsi engagées auprès du délégué interministériel à signer un contrat en 2021.