Tours : le maire Emmanuel Denis et trois autres élus reçoivent des menaces de mort et une balle par courrier

Quatre élus de l'agglomération tourangelle ont reçu des lettres anonymes mercredi 6 octobre. Les lettres font référence au passage de la future ligne de tramway 2 par le boulevard Béranger. Le parquet de Tours a ouvert une enquête pour menace de crime ou délit contre les personnes.

La future ligne 2 du tramway de Tours n'en finit pas de faire parler d'elle. Le maire EELV de la ville Emmanuel Denis, ainsi que trois autres élus de l'agglomération tourangelle, ont reçu mercredi 6 octobre des lettres anonymes faisant référence au tram, accompagnées d'une balle. Le parquet de Tours a ouvert une enquête pour menace de crime ou délit contre les personnes, a appris l'AFP auprès du procureur de Tours Grégoire Dulin.

Les lettres sont directement arrivées à la mairie et au siège de la métropole. Selon plusieurs sources, on pouvait lire sur chacune d'elles : "Les Tourangeaux ne laisseront pas défigurer leur ville. Le tram ne passera pas boulevard Béranger, sinon..." La balle était collée à la suite, à l'aide de ruban adhésif.

Outre le maire de Tours, les élus concernés sont l'actuel président de Tours Métropole Val de Loire Frédéric Augis (LR), ainsi que les deux anciens présidents, Philippe Briand (LR) et Wilfried Schwartz (DVG), a confirmé Grégoire Dulin.

Les investigations ont commencé

"Les quatre élus ont porté ou vont porter plainte", a indiqué le procureur, qui a retenu la circonstance aggravante en raison de la qualité de personnes dépositaires de l'autorité publique des quatre élus.  

L'enquête, confiée à l'antenne de Tours de la direction territoriale de la police judiciaire d'Orléans, visera à "identifier les auteurs". "Les investigations techniques et scientifiques ont déjà commencé", a précisé le procureur. L'ancien président de la métropole et actuel maire de Saint-Cyr-sur-Loire Philippe Briand a dénoncé "une violence bête et gratuite".  

Ces lettres sont arrivées le jour-même où était annoncée la subvention à hauteur de 40 millions d'euros par l'Etat de la construction de la future ligne.

 

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