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Violences conjugales : le succès de l'espace d'accueil pour les femmes à Tours inauguré par Marlène Schiappa en avril

Le centre a été inauguré en avril entre autres par Marlène Schiappa, Paul Phu, Philippe Chalumeau et Laurent Nunez. / © France 3 Centre-Val de Loire
Le centre a été inauguré en avril entre autres par Marlène Schiappa, Paul Phu, Philippe Chalumeau et Laurent Nunez. / © France 3 Centre-Val de Loire

Une marche contre les féminicides a lieu à Paris ce samedi 6 juillet : 71 femmes ont été tuées depuis le début de l'année. L'occasion de faire un bilan sur l’espace d’accueil et d’orientation pour les femmes victimes de violences conjugales, créé il y a plus de deux mois à Tours. 

Par Victor Lengronne

“Les femmes sont satisfaites, donc je suis content.” Philippe Chalumeau est un homme heureux. Le député LREM de la première circonscription d’Indre-et-Loire est revenu sur les deux premiers mois de l’espace d’accueil et d’orientation pour les femmes victimes de violences conjugales, qu'il a inauguré à Tours le 25 avril avec notamment Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes, et Laurent Nunez, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Intérieur.

Un outil utile

Deux premiers mois pour l’instant concluants. “Le centre est identifié, il commence à exister dans la vie de la ville. Et il est utile pour de nombreuses femmes. Après pour installer un nouvel outil, il faut du temps, quelques mois… Ca monte, ça monte.” 

Des chiffres ? Il n’en a pas pour l’instant sur cette structure gérée par le Dr Paul Phu dans les locaux de SOS Médecins de Tours et ouverte tous les jours, toute la journée.

"Elles ne sont pas stigmatisées"

Les retours des patientes l’incite à la satisfaction. “Elles sont très contentes. Le centre est très plébiscité, elles peuvent parler à un médecin, ce qui les rassure. Surtout, lorsque les femmes passent la porte, elles ne sont pas stigmatisées. Elles n’entrent pas dans un centre où c’est écrit “Femmes battues”.” La réponse apportée est médicale. 

La réponse est aussi judiciaire. Les femmes victimes de violences ont un rendez-vous au commissariat dans les deux heures pour déposer une éventuelle plainte, signalée au procureur. “On a fait le point avec le procureur, le réseau fonctionne, malgré quelques petits dysfonctionnements, dans les rendez-vous avec la justice notamment, qu’on corrige au fur et à mesure.”

TF1 et France 2 bientôt à Tours

Quoi qu’il en soit, l’initiative séduit et ce n’est pas pour lui déplaire. “On change les pratiques. C’est un exemple de complémentarité entre le milieu médical et le milieu judiciaire”, a ajouté Chalumeau, ancien médecin généraliste à Chambray et ex-collaborateur à SOS Médecins.

Selon lui, le centre fonctionne tellement bien qu’il attire la curiosité des élus. “Les gens commencent à en parler. Le président de la République a adressé un courrier et Marlène Schiappa se tient au courant.” Le centre pourrait bien être reproduit dans d’autres villes françaises.

Sans oublier les sollicitations médiatiques naissantes : TF1 et France 2 devraient se rendre à Tours dans les prochaines semaines.
 

Les violences faites aux femmes par département

  • Loiret

En 2018, 1 308 faits de violences ont été enregistrés : 554 de violences intrafamiliales enregistrés pour coups et blessures sur des femmes, et 754 faits pour violences commises sur conjoint ou ex-conjoint. Ce sont 228 faits enregistrés en moins qu'en 2017 (1 536 faits enregistrés).

  • Indre-et-Loire

Il y a eu 1 950 plaintes (zones police et gendarmerie confondues) déposées pour violences à l'encontre des femmes et 2 927 femmes accompagnées par le réseau en 2018. 4 femmes sont décédées sous les coups de leur conjoint lors du premier semestre 2019. C'est déjà une de plus que sur toute l'année 2018.

  • Eure-et-Loir

Si les chiffres ne nous ont pas été communiqués, l'Echo Républicain avait récupéré des données à Chartres et Dreux pour l'année 2018. 326 femmes se sont déclarées victimes de viols et de violences sexuelles, dont 94 dans le cadre familial. Un chiffre en augmentation de 31,5 % par rapport à 2017.

  • Les départements Cher, Indre et Loire-et-Cher

Malgré nos nombreuses relances, les préfectures ne nous ont pas encore communiqué de chiffres. Elles assurent qu'elles le feront la semaine prochaine.

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