Transports : comment fonctionne le train à hydrogène qui circulera en septembre sur la ligne Tours-Loches ?

En septembre, la région Centre-Val de Loire expérimentera ce dispositif unique en France, réputé plus écologique. Mais comment au juste fonctionne cette technologie inédite ?

Le train à hydrogène Alstom, qui circule en Allemagne depuis 2018.
Le train à hydrogène Alstom, qui circule en Allemagne depuis 2018. © Alstom

Il circulera sur la ligne Tours-Loches pour une expérimentation dès septembre 2021 : le train à hydrogène est présenté comme le futur de nos transports en commun.

Comment fonctionne un train à hydrogène ?

C'est une première en France, mais pas dans le monde. Cela fait déjà 530 jours qu'Alstom étrenne sur les routes d'Allemange un nouveau TER alimenté par une pile à hydrogène. C'est l'autorité des transports de Basse-Saxe qui s'est intéressée la première à ce système plus "vert".

"Située sur le toit de la rame, une pile à combustible est alimentée par de l’hydrogène stocké sous forme gazeuse et par l’oxygène de l’air. La réaction dans la pile à combustible libère de l’eau sous forme liquide ou gazeuse et de l’électricité. Celle-ci alimente la traction ou les équipements à bord comme l’éclairage, l’air conditionné, ou les écrans d’affichage. Des batteries lithium-ion stockent également le surplus d’électricité produit par la pile à combustible et l’énergie récupérée au freinage" explique le site spécialisé Industrie et Technologies.

Centre-Val de Loire : pourquoi l'hybride ?

La région Centre-Val de Loire s'est associée avec Alstom pour développer un TER cette fois-ci hybride : la moitié des moteurs seulement seront remplacés "par des systèmes de stockage composés de batteries lithium-ion". Le président de la région, François Bonneau, justifie ce choix : "L’ enjeu de la mobilité passe par la sauvegarde et la rénovation des lignes de desserte de proximité (...) mais aussi par l’enjeu primordial du renouvellement du matériel roulant. C’est donc avec ambition que nous avons décidé de nous engager en faveur de l’hybridation de matériels existants."

En cas d'arrêt prolongé en gare, les moteurs pourront donc être arrêtés et le train alimenté par ses batteries. L'objectif de ce système : "une réduction d'au moins de l’énergie consommée et de l’émission des gaz à effet de serre, ainsi qu’une diminution des coûts d’utilisation et de maintenance."

L'année 2021 sera donc une longue phase de test, avant une circulation en "service commercial", à l'horizon 2022.

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