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Indre : sortie de prison vendredi 28 juin pour le faux docteur Romand

Jean-Claude Romand (2G), arrive pour l'ouverture de son procès, le 25 juin 1996 devant la Cour d'assises de l'Ain. / © PHILIPPE DESMAZES / AFP
Jean-Claude Romand (2G), arrive pour l'ouverture de son procès, le 25 juin 1996 devant la Cour d'assises de l'Ain. / © PHILIPPE DESMAZES / AFP

Jean-Claude Romand, le faux médecin de l'OMS condamné à perpétuité pour avoir tué son épouse, ses deux enfants et ses parents, va quitter la prison de Saint-Maur (Indre) et retrouver la liberté après 26 ans de détention.

Par Amélie Rigodanzo avec AFP

"Il va être libéré dans les conditions fixées par la cour d'appel" de Bourges le 25 avril dernier, a déclaré son avocat Jean-Louis Abad.

Cette libération conditionnelle va intervenir vendredi 28 juin, dernier jour du délai fixé par cette décision de justice, a précisé le parquet général de Bourges.

Le faux médecin, aujourd'hui âgé de 65 ans, devrait rejoindre un établissement religieux à sa sortie de la prison de Saint-Maur (Indre), selon une source proche du dossier.

Il y sera placé sous surveillance électronique pendant une période probatoire de deux ans, avant d'être soumis pendant dix ans à des mesures d'assistance et de contrôle.

Une ultime audience a eu lieu mercredi 26 juin devant la chambre d'application des peines de la cour d'appel de Bourges pour régler les "éléments techniques" liés à cette libération conditionnelle, selon le parquet général.
 

Obligation de ne pas entrer en contact avec les victimes



Dans cette décision, la justice a ordonné à Jean-Claude Romand de ne pas entrer en contact avec les victimes et les parties civiles et lui a interdit de se rendre dans les régions Ile-de-France, Bourgogne-Franche-Comté et Auvergne-Rhône-Alpes.

Jean-Claude Romand doit aussi s'abstenir "de toute communication médiatique relative aux crimes pour lesquels il a été condamné", "réparer en tout ou partie" les dommages qu'il a causés et "se soumettre à des mesures d'examen médical, de traitement ou de soins", selon le communiqué du parquet général du 25 avril.
 

Libérable depuis 2015



Condamné à la perpétuité en 1996, Jean-Claude Romand était libérable depuis 2015, après une période de sûreté de 22 ans.
           
Après avoir caché à ses proches son échec en faculté de médecine, Jean-Claude Romand avait menti pendant des années à son entourage. Marié et père de deux enfants, il se disait médecin, chercheur à l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à Genève, et faisait vivre sa famille en escroquant parents et amis, prétendant placer leurs économies en Suisse.

Acculé par plusieurs débiteurs, dont certains avaient découvert son imposture, le faux médecin, alors âgé de 38 ans, était passé à l'acte au matin du 9 janvier 1993.

Dans leur maison de Prévessin-Moëns, il tue sa femme avec un rouleau à pâtisserie, puis sa fille de sept ans et son fils de cinq ans, en leur tirant dans le dos avec une carabine. Il tue ensuite ses parents à Clairvaux-les-Lacs (Jura) de plusieurs balles dans le dos.

Le lendemain, il revient à son domicile et avale des barbituriques avant d'incendier la maison. Il sera retrouvé inconscient mais vivant par les pompiers.
 

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