Labélisée quatre fleurs au palmarès des villes fleuris, Châteauroux tient à son titre. Anticipant les fortes chaleurs de cet été, la municipalité a proposé des récupérateurs d'eau de pluie a bas coût à sa population.
Avec quatre vagues de chaleurs depuis la saison estivale 2022, la région Centre-Val de Loire a déjà fait face à plusieurs restrictions d'eau. Par conséquent, arroser son jardin dans ce contexte, peut vite devenir un casse tête, mais pas à Châteauroux.
L'herbe est plus verte qu'ailleurs, dans le jardin de Renaud. La mairie lui a fournit un récupérateur d'eau pour seulement 20 euros "J'ai mis en place une gouttière pour la descente et ça va directement dans le récupérateur d'eau." Un système qui lui permet de stocker 3 000 litres d'eau. De quoi arroser son jardin toute l'année.
200 000 litres l'eau pour la verdure en ville
Les services de la ville utilisent la même stratégie. A la différence des particuliers, ils peuvent récupérer jusqu'à 200 000 litres. Une quantité qui leur permet d'arroser sans eau courante pendant au moins six semaines. Malgré ce dispositif, la ville a du sacrifier la moitié de ses massifs au vu des très faibles pluies de l'hiver. "Si on avait effectué 100% de notre plantation, on aurait pas eu les réserves nécessaires pour arroser" explique Julien Develle, responsable du service espaces verts Châteauroux Métropole.
Les terrains de foot ont le droit à la fraicheur
Pour continuer à irriguer les pelouses du club de la berrichonne, le maire LR Gil Avérous, a fait installer des détecteurs d'humidité. "Habituellement on arrosait quelque soit la teneur en eau du terrain. Aujourd'hui, on ne déclenche que si on constate qu'il y a un vrai besoin." explique t-il. A terme, le maire veut faire installer des pelouses synthétiques sur tous les terrains du club. Certains d'ailleurs, sont déjà équipés. Au vu des conditions climatiques, la pelouse synthétique est nécessaire, puisqu'elle ne demande pas d'arrosage, elle est même capable de récupérer l'eau de pluie. "Ce qui devenait un aléa, comme les crues centennales, et les sécheresses centennales, devient aujourd'hui une fréquence beaucoup plus rapide. On ne peut plus faire comme si c'était un élément qui se produisait une fois par siècle. Il faut adapter nos comportements aujourd'hui," déclare le maire.