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Inondations et orages de ce printemps : le coût est estimé à 430 millions d'euros

Les inondations et orages qui ont frappé la France à la fin mai et au début juin ont occasionné 214.000 sinistres pour un coût estimé de 430 millions d'euros, a annoncé lundi la Fédération française de l'assurance (FFA).
Entre mai et juin 2018, les intempéries ont causé de nombreux dégâts dont inondations et coulées de boue dans plusieurs départements du Centre-Val de Loire.
Entre mai et juin 2018, les intempéries ont causé de nombreux dégâts dont inondations et coulées de boue dans plusieurs départements du Centre-Val de Loire. © DR
Ces orages de grêle et pluies violentes qui se sont abattus entre le 25 mai et le 14 juin sur une grande partie de la France "se sont caractérisés par leur durée, leur étendue géographique et la diversité des dégâts" qu'ils ont occasionnés, indique la fédération dans un communiqué.

Outre les "inondations, coulées de boue, dommages électriques, impacts sur les carrosseries, pertes d'exploitation", les agriculteurs ont été "particulièrement touchés", les orages de grêle ayant "détruit plusieurs milliers d'hectares de vignes".

Les pluies torrentielles ont généré un excès d'eau dans les parcelles, affectant principalement les grandes cultures (colza, blé, orge),

est-il aussi précisé. Les assureurs rappellent que les sinistres concernant les dommages aux biens sont couverts par les contrats d'assurance de dommages et par la garantie dommages tous accidents du contrat d'assurance auto.

Les dommages agricoles sont eux couverts par les contrats multirisques climatique sur récolte (MRC) et les contrats grêle.
Par ailleurs, les assureurs travaillent "actuellement avec le gouvernement à une modernisation du régime des catastrophes naturelles", souligne Bernard Spitz, président de la FFA, afin de "développer la culture de la prévention, de généraliser la prise en charge des frais de relogement, de simplifier le mode de fonctionnement des franchises pour les particuliers et de les plafonner pour les professionnels". Des propositions devraient être finalisées d'ici la fin de l'année, indique le patron du secteur dans le communiqué.
   

Le Centre-Val de Loire n'a pas été épargné par les inondation de mai-juin 

Les intempéries entre mai et juin ont fait une victime dans le Cher. Un homme a été retrouvé mort dans sa voiture retrouvée retournée et immergée. En Touraine, les huit communes les plus touchées ont déjà déposé un dossier de déclaration en catastrophes naturelles. 

Quatre communes du Loiret : Fontenay-sur-Loing, Château-Renard, Chevillon-sur-Huillard et Ladon ont été reconnues en état de catastrophe naturelle. Pour Château-Renard et Chevillon-sur-Huillard, cette reconnaissance fait suite aux mouvements de terrain provoqués par les inondations sur la période du 28 mai au 30 juin 2016. Ces fortes intempéries avaient en effet provoquée des coulées de boue.
A Fontenay-sur-Loing, il s'agit des conséquences du pic du Loing du 23 janvier au 24 janvier 2018. Enfin, à Ladon, les mouvements de terrain font suite à la  sécheresse et à la réhydratation des sols du 1er au 12 septembre 2016.
Les habitants de ces communes peuvent déclarer à leur assureurs ou à leurs représentants locaux, tout sinistre susceptible de faire jouer la garantie catastrophe naturelle. Et ce avant le 3 juillet 2018, soit dix jours après l'arrêté interministériel.

En Eure-et-Loir, les images des inondations prises par les habitants de Tremblay-les-Villages dans la nuit de lundi à mardi sont impressionnantes. La N154 qui relie Chartres à Dreux a dû être fermé pendant 15 jours. Elle a rouvert mercredi dernier dans les 2 sens de circulation, mais quelques restrictions sont toujours effectives, selon le communiqué de la Préfecture d'Eure-et-Loir  :
"La circulation sera réduite sur une seule voie au niveau du Boullay-Mivoye, en raison, d'une part, de la présence d'eau résiduelle sur la voie lente et, d'autre part, d'une section de chaussée dégradée à expertiser (sens Dreux-Chartres). Dans l'hypothèse d'une réparation lourde de la chaussée, le sens Dreux-Chartres pourrait de nouveau être interdit à la circulation durant les interventions". 
 
 
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