Disparue de l'A10 : les parents devraient être jugés devant une cour d’assises

Le parquet de Blois a requis ce vendredi le renvoi de la mère de la fillette « disparue de l’A10 » devant une cour d'assises pour homicide volontaire aggravé, et du père pour complicité. Le juge d'instruction doit désormais trancher. L'affaire remonte à 1987 quand le corps d'une enfant mutilée avait été découvert au bord de l'autoroute A10.

C'est une étape importante vers la tenue d'un procès devant une cour d'assises dans une affaire vieille de trente-cinq ans qui avait bouleversé la France : le procureur de la République de Blois indique, ce vendredi, que l'instruction est terminée et requiert la mise en accusation des parents de "la petite disparue de l'A10", pour homicide volontaire aggravé pour la mère et de complicité pour le père.

La petite Inass avait été retrouvée au bord de l'autoroute A10, au niveau de Suèvres, dans le Loir-et-Cher, en 1987. Le corps de leur enfant était atrocement mutilé, et rien n'avait permis à l'époque de l'identifier. 

30 ans d'enquête

L’arrestation de ses parents, plus de trente ans plus tard, en 2018, avait permis de lui donner une identité. Inass Touloub avait quatre ans lorsqu'elle est morte. Elle avait six frères et sœurs et était vraisemblablement  le souffre-douleur de sa mère. Cette dernière vivait alors à Villers-Cotterëts, dans l'Aisne (c'est d'ailleurs là qu'elle a été arrêtée à l'époque), tandis que son ex mari se trouvait dans les Hauts-de-Seine. Après plus de 30 ans d'enquête, de nouvelles techniques d'analyses ADN  avaient donner aux investigateurs l'opportunité de découvrir l'identité de l'un des frères de la victime. Puis de remonter jusqu'au père et la mère de la petite Inass Touloub. En 2018, en garde à vue, les parents de la fillette s'étaient rejetés la responsabilité de sa mort.

Vers un procès aux assises ?

Tous deux sont désormais sortis de détention provisoire et pourraient donc être jugés devant la cour d'assises du Loir-et-Cher si le réquisitoire définitif du procureur de Blois, Frédéric Chevallier, est suivi. Il appartient désormais au juge d'instruction de trancher, après que les avocats des deux parties aient formulé leurs observations. 

L'éventuel procès devant les assises pourrait se tenir l'an prochain, en 2023. Si elle est jugée pour homicide volontaire aggravé, la mère, aujourd'hui âgée de 68 ans, qui nie les faits, encourt la réclusion criminelle à perpétuité. 

>> video : Scène de crime - Enquête sur "La disparue de l'A10"

Les dates clés de l'affaire 

  •  11 août 1987 : le corps sans vie est retrouvé dans le Loir-et-Cher
  • 1993 : nouvel appel à témoin dans une émission de TF1
  • 2007 : l’enquête est réactivée après une recherche ADN
  • 2012 : un nouvel appel à témoin est lancé
  • 13 juin 2018 : mise en examen des parents d’Inass Touloub
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