Mort de l'ours Mischa : une pétition pour sauver les ours du cirque Poliakov dépasse les 60 000 signatures en 3 jours

L'ours Mischa a été recueilli au zoo refuge de la Tanière. Il souffre de plaies aux pattes et de problèmes respiratoires. / © F3 / JP
L'ours Mischa a été recueilli au zoo refuge de la Tanière. Il souffre de plaies aux pattes et de problèmes respiratoires. / © F3 / JP

Son initiatrice Gabrielle Paillot souhaite que les auteurs de maltraitance animale soient jugés comme des criminels.

Par France 3 Centre-Val de Loire

Justice pour Mischa. C'est ce que réclame une pétition mise en ligne le 12 novembre à la suite de la mort de l'ours maltraîté. Mischa était hébergé depuis le mois de septembre par le zoo-refuge de la Tanière, en Eure-et-Loir. En septembre, l'association One Voice avait alerté sur les conditions de vie de trois ours détenus par le cirque Poliakov dans le Loir-et-Cher, puis avait déposé plainte pour actes de cruautés.

Et si Mischa avait été retiré à ses propriétaires, les deux autres vivent toujours chez le couple Poliakov. Bony et Glasha sont "enfermés dans des caves obscures, entourés de rats, couverts d'asticots, souffrant de problèmes respiratoires" explique le texte de la pétition, se fondant sur des observation des associations One Voice et Aves France.
 

Deux ours sont toujours détenus par le couple Poliakov


Avec cette pétition, sa créatrice Gabrielle Paillot réclame que les propriétaires des trois ours "passent devant un tribunal correctionnel pour actes de cruauté réitérés envers des animaux tenus en captivité", et que Bony et Glasha "soient retirés le plus vite possible des mains de ces personnes". 

Depuis cinq ans, cette fonctionnaire de l'éducation nationale a fait de la cause animale son "cheval de bataille personnel", hors de toute association. Le déclic, elle l'a eu il y a cinq ans, lorsqu'un chien a été défenestré d'un immeuble de Laon, sa ville de résidence. L'occasion pour elle de lancer une première pétition. "Le propriétaire n'a été condamné qu'à 130 euros d'amende, s'indigne-t-elle. Ca m'a donné la force de poursuivre, parce que c'était totalement anormal."

Et elle l'assure, une pétition peut faire son effet. "A Neuilly-sur-Marne en 2018, un autre chien a été défenêstré, raconte-t-elle. Madame la procureure nous a écoutés et a requis deux ans de prison ferme."
 

Considérer la maltraitance animale comme un crime


En tout, Gabrielle Paillot a lancé plus d'une trentaine de pétitions, toutes récoltant "entre 80 000 et 100 000 signatures". La pétition en faveur des ours du cirque Poliakov a déjà réuni presque 65 000 signataires en à peine trois jours. "J'ai envoyé le texte au procureur de Blois, et je lui renverrai lorsque nous aurons atteint les 80 000 signatures.

Désormais, il n'est plus seulement question pour la militante de sauver les animaux. "Il faut que les auteurs de ces violences soient considérés comme des criminels."

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