Départementales 2021 : la gauche en ordre de marche dans le Loir-et-Cher, bastion de droite depuis 30 ans

Depuis les années 1980, le Loir-et-Cher s'est imposé comme un bastion de la droite traditionnelle française. Mais l'absence du président Perruchot, qui a renoncé à sa réélection, pourrait bien changer la donne.

Une femme glisse un bulletin de vote dans l'urne - Photo d'illustration
Une femme glisse un bulletin de vote dans l'urne - Photo d'illustration © MAXPPP

Qui va remporter le Loir-et-Cher ? En janvier, le président du département, Nicolas Perruchot (LR), annonçait son retrait de la ville politique et, de fait, qu'il ne se représenterait pas aux départementales 2021. Déstabilisé par plusieurs scandales, cette absence laisse le champ libre à une gauche en recherche de l'exploit.

Le Loir-et-Cher, bastion de la droite depuis 1988

En 2015, le département de quelque 330 000 habitants a donné à la droite et à ses alliés pas moins de 22 sièges sur les 30 que comptent le conseil départemental. Lors de ce scrutin, l'extrême-droite et l'extrême-gauche n'avaient pas obtenu assez de voix pour s'asseoir à la même table. Depuis 1988, avec la présidence RPR de Roger Goemaere, le centre-droit et la droite sont toujours parvenus à remporter les départementales.

Mais pour la toute première fois, les partis de gauche - socialistes, écologistes d'EELV, Génération(s), La France Insoumise, PCF - ont décidé de se rassembler. "Nous pouvons changer le curseur politique de notre département pour que l'humain et l'écologie soient au coeur de la politique du département" espère Jérémie Demaline, membre du PCF 41.

La droite, elle aussi, a sorti l'artillerie lourde : Les Républicains envoient à la conquête leur numéro 2, le député Guillaume Peltier. Il entend faire tomber, à Chambord, "le seul canton de ma circonscription détenu par la gauche". Attention : Guillaume Peltier n'a pas encore été officiellement désigné candidat pour la présidence par la majorité départementale. "Le futur président sera choisi par les Loir-et-Chériens puis par la majorité souveraine", assure l'élu dans la Nouvelle République.

Les partis "sans siège" affinent leur stratégie

Le Rassemblement National, présidé par Marine Le Pen, a annoncé qu'il soutiendrait des candidats dans l'ensemble des cantons du Loir-et-Cher. Michel Chassier, délégué départemental du parti, sera candidat dans un canton encore inconnu à ce jour. Le parti a également désigné dès janvier sa tête de liste pour les régionales : Aleksandar Nikolic, 34 ans, et figure montante de l'extrême-droite régionale.

LREM et le MoDem comptent, eux, sur une candidature commune dans une dizaine de cantons du département. Le député MoDem, Stéphane Baudu - qui a succédé à Marc Fesneau comme député de la 1ère circonscription du Loir-et-Cher - a déjà fait connaître son ambition de remplacer Nicolas Perruchot à la tête du département.

Les scrutins des élections départementales et régionales se tiendront les 20 et 27 juin 2021. 

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