Loir-et-Cher : Jacqueline Gourault, ministre bis de l'Intérieur, décriée sur les réseaux sociaux

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Jacqueline Gourault a été élue à plusieurs reprises dans le département et accompagne désormais Gérard Collomb au ministère de l'Intérieur. Dans la nuit de mercredi à jeudi, elle a tenté de se faire respecter par les députés LR, après avoir subi plusieurs tensions.

Le texte n’a pas bien avancé. Moins de 10 articles sur les 41 de la loi Asile/Immigration ont été lus pour le moment. En cause : des débats qui s'éternisent.

Dans la région, des associations font entendre leur voix. Elles protestent notamment contre les délais raccourcis pour les demandes d'asile. Cette mesure risque de surcharger les bureaux administratifs.


Mais dans l’hémicycle, le débat se déporte peu à peu. La droite réussit sa manoeuvre politique. Les Républicains ont monté en épingle une affaire autour de la ministre En Marche Jacqueline Gourault. 

 

Monsieur Jacob, je vous connais depuis longtemps. Vous pouvez laisser continuer cette méthode pendant longtemps ? Obliger un ministre à répondre ? (…) Ce sont des méthodes autoritaires qui ne sont pas acceptables dans une démocratie ! Pas de pressions ainsi ! Qu'est-ce que c'est que ces méthodes ?


Le verbe de la ministre est maladroit mais elle tente de recentrer le débat.

Ministre auprès du ministre de l’intérieur Gérard Collomb, Jacqueline Gourault est née à Montoire-sur-le-Loir dans le Loir-et-Cher, elle a été plusieurs fois élue dans le département.

Les pressions qu’elle subit depuis quelques jours sont liées à un article du Monde. Il évoquerait une régularisation dissimulée de 40 000 sans-papiers. Le groupe LR demandent des comptes à ce propos.

La vidéo a fait le tour des réseaux sociaux. Les internautes y critiquent son charisme, son autorité et son physique. Certains critiques aussi le fond du problème : le principe même de démocratie est remis en cause dans cet échange. Le gouvernement prévoit en ce moment de modifier la Constitution, justement pour raccourcir les débats parlementaires. Toutes questions qui s'écarteraient du sujet - comme celle-ci, posée par X - ne seraient plus autorisées. La liberté d’expression des députés pourrait en être réduite.