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Le député du Loir-et-Cher Marc Fesneau s'élève contre l'abandon de la banque de la démocratie

Marc Fesneau, président du groupe MoDem à l'Assemblée Nationale, lors de son point presse le 17 juillet. / © Thomas Padilla/MAXPPP
Marc Fesneau, président du groupe MoDem à l'Assemblée Nationale, lors de son point presse le 17 juillet. / © Thomas Padilla/MAXPPP

Le président du MoDem à l'Assemblée conteste l'abandon de cette mesure par le gouvernement. Une prise de position rare pour cet allié précieux de la majorité LREM. 

Par Yacha Hajzler

"Le sujet n'est pas clos." Le député du Loir-et-Cher, Marc Fesneau, n'est pas un habitué des sorties contestataires. Au début du mois, un article de l'Obs le qualifiait même de "chouchou de la macronie"

Mais là, le sujet coince. Lundi 16 juillet, le gouvernement a annoncé l'abandon du projet de création d'une "banque de la démocratie". Ce projet avait été porté par François Bayrou, lors de son bref passage au ministère de la Justice, aux prémices du quinquennat d'Emmanuel Macron. 
 
 

Mesure en faillite


Le président du MoDem souhaitait que les partis et candidats puissent s'émanciper des banques privées. La mesure aurait donc amené à la création d'un établissement bancaire public. Le but : obtenir des prêts, de manière plus sûre et dans de meilleurs délais, un point essentiel notamment en période d'élection.

Le parti centriste, très attaché à cette mesure, en avait fait une condition de l'accord d'alliance avec la République en marche. 

Le gouvernement a avancé plusieurs raisons à ces funérailles. D'abord, la difficulté de mettre en place une telle structure, alors qu'elle ne fait "pas consensus". Et surtout, la création, par la Loi finances 2017, d'un "médiateur du crédit aux candidats et aux partis politiques", chargé précisément de faciliter le dialogue avec les banques. 
 

Le MoDem ne laisse pas tomber


Mais ces justifications ne passent pas auprès du précieux allié centriste. Pour le MoDem, c'est un enjeu de moralisation de la vie politique que de ne pas laisser la vie et la mort des partis entre les mains des banques. 
 

 

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