Municipales 2020 : “C’est une expérience riche et unique” pour le maire de Villiers-sur-Loir (Loir-et-Cher)

Jean-Yves Ménard, maire de Villiers-sur-Loir / © France 3 CVDL
Jean-Yves Ménard, maire de Villiers-sur-Loir / © France 3 CVDL

Jean-Yves Ménard est maire de Villiers-sur-Loir en Loir-et-Cher depuis 2014. Pour l'heure, il ne sait pas encore s'il se représentera en 2020. La fonction lui plait beaucoup mais elle lui prend ausi beaucoup de temps.

Par Isabelle Racine

Jean-Yves Ménard a été élu maire de Villiers-sur-Loir (41) en  2014. C’est en 2008 qu’il intègre pour la première fois le conseil municipal en tant que simple conseiller. En 2014, il n'y a pas vraiment de volontaire pour devenir maire, ses colisters le poussent et il accepte la fonction. Une fonction qui va le combler très rapidement. Avec ses trois adjoints, il apprécie de travailler pour ses concitoyens. Il aime, comme il le dit "travailler pour l’intérêt général" : définir des actions, proposer des projets, les mettre en œuvre et les mener à leur terme… en ce moment, ce sont les travaux du réaménagement du centre du bourg qui l’occupent, des travaux qui se termineront en mai prochain.

"J’ai beaucoup appris, j’ai rencontré beaucoup de personnes... de tous les milieux."

Jean-Yves Ménard apprécie de s'occuper de ses concitoyens. Depuis toutes ces années, il a constaté de la rancœur et de la rancune chez certains de ses administrés qui lui en veulent souvent longtemps de ne pas avoir arbitré en leur faveur. Car voilà, quand on est maire et qu’on doit régler un conflit entre deux administrés, il faut savoir trancher… Ce qui est parfois mal compris et mal accepté. Mais c’est bien connu, le premier magistrat d’une commune n’est pas là pour faire l’unanimité.

"En tant que maire, on se fait beaucoup d’amis mais aussi beaucoup d’inimitiés. On ne peut répondre favorablement à tout le monde. Les arbitrages ne peuvent plaire à tous. J’entends des vertes… et des pas mûres ! Les gens m’en veulent et je considère que n’ai pas été élu pour ça."
 

Un bourg dynamique

Villiers-sur-Loirest un village vivant ; ce n'est pas un village dortoir. Le bourg compte 1 250 habitants et quelques commerces : boulangerie, boucherie-charcuterie-traiteur, épicerie, bar-restaurant, un salon de coiffure, une infirmière et même un notaire. Il est situé à quatre kilomètres de Vendôme et à quatre minutes en voiture de la gare TGV Vendôme – Villiers-sur-Loir. Tous les jours, une cinquantaine d’habitants prennent le TGV pour se rendre à Paris en 42 minutes... très exactement. Sur la commune, il y a un plan d’eau bien connu et bien apprécié des amateurs de loisirs.

Regardez le reportage réalisé en mai 2019 par Isabelle Racine et Pierre-Dominique Lepais sur le pavillon bleu obtenu par le plan d'eau de la commune de Villiers-sur-Loir. Intervenants : Jean-Yves Ménard, maire de Villiers-sur-Loir
 


Ira, ira pas en 2020 ?

Monsieur le Maire ne sait pas encore s’il se représentera en mars prochain. Il se donne encore quelques semaines pour réfléchir avec ses adjoints, son équipe actuelle et son épouse aussi car si la passion anime l’homme, elle est aussi très chronophage. Etre élu, ce n’est pas seulement être en mairie en journée : il y arrive en général chaque matin vers 9h, reste jusqu’au déjeûner puis revient de 14h à 18h. Mais c’est sans compter avec les réunions en soirée : conseil municipal, conseil communautaire… car il est aussi vice-président de la communauté d'agglomération des territoires vendomois en charge des politiques contractuelles et responsable des zones naturelles. Et c'est aussi sans compter avec les événemnts culturels ou sportifs et les cérémonies officielles du week-end. Sans compter non plus avec les aléas et les urgences qu’il vaut régler durant les week-ends. Dimanche dernier par exemple, il a dû dans l’urgence (!) prendre un arrêté pour interdire l’accès d’une rue (une grange s'était écroulée). Il a dû en plus déclencher une procédure de péril imminent.
 
Jean-Yves Ménard, maire de Villiers-sur-Loir / © Isabelle Daguenet
Jean-Yves Ménard, maire de Villiers-sur-Loir / © Isabelle Daguenet


S’il hésite à "repartir", comme il le dit lui-même, c’est plus pour des raisons personnelles. Son agenda d’élu est bien rempli et laisse peu de temps pour la vie familiale. Il aura 69 ans en 2020 et il semble que son épouse aimerait profiter un peu plus de son époux.
Jean-Yves Ménard se décidera au début du mois de novembre

CARTE INTERACTIVE : retrouvez les portraits des maires de nos villages en cliquant sur leur photo.

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