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Open de France d'équitation : le tir à l'arc à cheval monte en puissance

Une jeune femme tient son arc et ses flèches, assise sur son cheval, à Lamotte-Beuvron. / © Martin BUREAU / AFP
Une jeune femme tient son arc et ses flèches, assise sur son cheval, à Lamotte-Beuvron. / © Martin BUREAU / AFP

Avec deux fois plus de participants que l'an dernier, la session de tir à l'arc à cheval qui s'est déroulée à Lamotte-Beuvron atteste de l'essor de cette disicpline inspirée des western. 

Par Yacha Hajzler

Un arc, des flèches et un cheval au galop. Cela pourraît être une scène de Rebelle, l'un des derniers cartons de Walt Disney. Mais c'est un sport qui a cartonné à l'Open de France d'équitation à Lamotte-Beuvron. Près de 100 passionnés se sont retrouvés pour une session de tir à l'arc à cheval, deux fois plus que l'année dernière.

"Ce qui fait rêver, c'est d'être un indien, ou Robin des Bois. Ca plaît beaucoup. Il y a une satisfaction immédiate et une complicité avec le cheval parce qu'on ne tient pas les rênes, on peut même le monter sans mords dans la bouche. Et nous, on fait du tir instinctif, on ne fait pas du tir à l'arc", souligne Alan Legall, entraîneur et président de la commission tir à l'arc à cheval à la Fédération française d'équitation. 

Sur l'un des 28 terrains du parc de Lamotte-Beuvron, ses affiliés viennent de rivaliser d'habileté pour toucher hiboux, lapins et béliers en carton sur un parcours bien défini. 
 

Dix flèches en 15 secondes


Raphaël Malet, 13 ans, est emballé depuis cinq ans. Sa référence n'est pas Rebelle, mais Yakari, un jeune Sioux qui parcoure les plaines sur le dos de son cheval, Petit Tonnerre. Du dessin animé de son enfance à la pratique, Raphaël est devenu l'un des grands espoirs de l'équipe de France"On a deux sports en un. Autour de moi, les gens sont impressionnés, ils me disent que déjà monter à cheval ou faire du tir les pieds au sol c'est énorme, alors faire les deux ! Et moi je leur réponds qu'avec un peu d'entraînement, c'est facile" estime l'adolescent. 
 
Un participant vise une cible depuis son cheval au galop. / © Martin BUREAU / AFP
Un participant vise une cible depuis son cheval au galop. / © Martin BUREAU / AFP

Facile ? Au très haut niveau, il faut être capable de décocher dix flèches en 15 secondes, et d'évoluer sur des parcours semés d'embûches comme des trous à sauter ou des passages d'eau. Sur 1500 m, ce sont trente cibles qu'il faut atteindre au coeur en moins de 3 minutes, en trois essais par cible. "Ça devient un réel sport, se réjouit Alan Legall. En Indonésie, on compte plus de 15.000 archers-cavaliers. En 2015, il y avait 18 nations dans le monde, aujourd'hui ce sont 50 nations." 
 

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