Accident mortel d'un enfant à Sully-sur-Loire : le conducteur mis en examen

Le procureur de Montargis Loïc Abrial, lors de la conférence de presse. / © Alain Heudes / France Televisions
Le procureur de Montargis Loïc Abrial, lors de la conférence de presse. / © Alain Heudes / France Televisions

Sa garde-à-vue avait été prolongée pour faire toute la lumière sur les circonstances. Mamoudou Bassoum a finalement été mis en examen. 

Par Yacha Hajzler

Après sa garde-à-vue, le conducteur impliqué dans l'accident mortel de Sully-sur-Loire est désormais visé par une information judiciaire, a annoncé le parquet ce 14 janvier. Champion de taekwondo et adjoint au maire de Châlette-sur-Loing, Mamoudou Bassoum conduisait 4 jeunes du club de taekwondo à la pesée avant un championnat régional, le soir du 11 janvier.

Vers 18h30, alors que le véhicule roule sur la RD961, il quitte la route. Tous les occupants de la voiture sont blessés. Yanis, 11 ans, meurt suite à l'accident. L'enfant était déjà en arrêt respiratoire à l'arrivée des secours. 

"Je voudrais commencer par une pensée pour la famille des victimes, puisqu'il s'agit d'un drame particulièrement terrible (...)" a entamé le procureur de Montargis, Loïc Abrial, qui a également lancé un appel à la "prudence" envers les conducteurs. 
 

Un excès de vitesse responsable de l'accident


Selon le procureur de Montargis Loïc Abrial, l'accident serait dû à une "faute de conduite", qui a justifié le placement en garde-à-vue de Mamoudou Bassoum. Un témoin aurait affirmé avoir été doublé par le véhicule "qui roulait à grande vitesse", alors que lui-même roulait à 110 km/h sur une route limitée à 80 km/h. "Il a vu ensuite les phares tournoyer sur le bas-côté et il a compris que le véhicule avait quitté la route" retrace le procureur. Yanis se trouvait du côté où la voiture s'est retournée. 

Mamoudou Bassoum, lui, s'en tient à la version d'un endormissement au volant, tout en reconnaissant avoir pu commettre un excès de vitesse. L'homme était déjà connu pour plusieurs infractions routières, y compris des excès de vitesse.

Conséquemment, le parquet avait décidé d'ouvrir une information judiciaire sous les chefs d'homicide involontaire par le conducteur d'un véhicule à moteur et violation délibérée d'une obligation de sécurité ou de prudence ; blessures involontaires avec incapacité n'excédant pas trois mois et conduite d'un véhicule à vitesse excessive. Mamoudou Bassoum a finalement été mis en examen en début d'après-midi, ce 14 janvier.

Les trois autres enfants blessés dans l'accident, "durement traumatisés", seront prochainement entendus. Mamoudou Bassoum a été placé sous un contrôle judiciaire qui lui interdit tout contact avec les victimes ou leurs proches, ainsi qu'une interdiction de conduire tout véhicule. 

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