Alternatives aux pesticides : ces communes qui montrent l'exemple

Désherbage thermique à Montcorbon (Loiret). Cela fait cinq ans que la commune de 470 habitants a arrêté toute utilisation du Glyphosate pour éviter de polluer la rivière qui alimente la source d'eau potable du canton. / © F3
Désherbage thermique à Montcorbon (Loiret). Cela fait cinq ans que la commune de 470 habitants a arrêté toute utilisation du Glyphosate pour éviter de polluer la rivière qui alimente la source d'eau potable du canton. / © F3

C'est la semaine des alternatives aux pesticides. Et ce sont les communes qui montrent l'exemple. Beaucoup d'entre elles ont anticipé l'obligation qui leur est faite au 1 janvier 2017 de ne plus utiliser le Glyphosate pour désherber. Exemple à Montcorbon et Amilly dans le Loiret. 

Par Ch.Launay

Au 1er janvier 2017, toutes les communes françaises devront se passer définitivement des désherbants chimiques. Certaines d'entre elles ont déjà anticipé et n'utilisent plus certains désherbants prochainement interdits.
vidéo : exemple à Montcorbon et Amilly dans le Loiret
Alternatives aux pesticides : ces communes qui ont pris les devants
Au 1er janvier 2017, toutes les communes françaises devront se passer définitivement des désherbants chimiques. Certaines communes ont déjà anticipées n'utilisant plus certains désherbants prochainement interdits.  - France 3

 

L'agriculture française, gavée de produits phytosanitaires

Jusqu'au 30 mars, c'est la semaine des alternatives aux pesticides. Une opération internationale qui vise à réduire l'utilisation de ces produits chimiques. La campagne concerne particulièrement la France et son agriculture qui est l'une des plus gros utlisatrices en Europe de produits phytosanitaires. Et la 3e au monde. Une situation qui n'est pas près de changer.  Le plan Ecophyto II du gouvernement qui prévoyait la réduction de 50% de ces produits en 2018 a été reporté à 2025. 

Les pesticides, toxiques pour la santé 

L'étude publiée en mars par le mensuel La Recherche, "Pesticides et santé, un dossier accablant", pointe du doigt les maladies qui seraient occasionnées par les pesticides. Répertoriant de nombreuses recherches menées à travers le monde les auteurs rappellent que "si les agriculteurs sont en première ligne, ils ne sont pas les seuls à développer des pathologies liées aux pesticides".

Selon eux, des études montrent une présomption forte de lien avec les pesticides pour la maladie de Parkinson, le cancer de la prostate, le lymphome non Hodgkinien chez l'adulte et les tumeurs cérébrales, les malformations congénitales et les leucémies chez les enfants.

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