DEPARTEMENTALES 2021 : suivez les résultats du 1er tour dans le Loiret

Face à une gauche dispersée et un Rassemblement national très présent, l'union de la droite et du centre fait office de favorite dans le Loiret. Le président Marc Gaudet (DVD) vise une réélection. Découvrez les résultats définitifs dans quelques minutes.

Dans un bureau de vote d'Orléans, un électeur glisse son bulletin dans l'urne.
Dans un bureau de vote d'Orléans, un électeur glisse son bulletin dans l'urne. © Florent Motey / France Televisions

Le 1er tour scrutin des élections régionales et départementales a démarré ce dimanche 20 juin. Le moins que l'on puisse dire, c'est que les électeurs ne se bousculent pas au portillon. Selon les chiffres transmis par les préfectures, en Centre-Val de Loire, à 17h, le taux de participation était monté à 27.8%. La moyenne nationale a atteint de son côté les 26.7%.

Selon une première estimation communiquée par IPSOS/Steria, l'abstention en France sur les deux scrutins combinés a atteint le taux record de 66.1%. Le Centre-Val de Loire se serait abstenu à 67%, contre 50.4% en 2015. Un dossier d'analyse constitué par la même agence statistique évoque les raisons de l'abstention. Sur un échantillon représentatif de 3001 électeurs, interrogés entre le 16 et le 19 juin, 39% des abstentionnistes qui se sont déclarés disent ne pas aller voter "parce qu'[ils] pensent que ces élections ne changeront rien à leur vie quotidienne". Un résultat qui témoigne d'un manque de pédagogie sur les compétences attribuées aux régions et départements, qui influencent en réalité beaucoup sur notre quotidien.

Mais les 2ème et 3ème raison le plus fréquemment citées attestent du caractère très politique, voire revendicatif de l'abstention. 23% des abstentionnistes estiment en effet par ce biais "manifester leur mécontentement à l'égard des hommes politiques en général". Enfin, 22% disent ne pas être allés voter "parce qu'aucune liste ou aucun candidat ne leur plaît".

Loiret : une participation en baisse

Pour ce double scrutin de 2021, le Loiret est légèrement au-dessus de la moyenne régionale : déjà 29.4% des électeurs se sont déplacés à 17h. Si dans d'autres départements, comme l'Eure-et-Loir, la participation est en forte baisse, elle est plutôt stable dans notre département. En effet, en 2015 à la même heure, 43.49% s'étaient déplacés pour le premier tour des régionales, et 40.61% pour le premier tour des départementales.

Localement, en revanche, certaines villes transmettent des chiffres qui montrent une démobilisation de l'électorat. Dans les 66 bureaux de votes ouverts par la ville d'Orléans, 27.2% des électeurs étaient allés exercer leur droit de vote pour les départementales, ce 20 juin 2021 à 17h. En 2015, ce chiffre était de 42.4%. 

Loiret : la droite traditionnelle confiante

Dans le canton de Pithiviers, la droite fait carton plein, avec la candidature de l'actuel président Marc Gaudet. Présent dans le paysage politique régional depuis 1995, il se présentait en binôme avec Marianne Dubois, députée LR du département. 

"Il n'y a pas lieu d'être pessimiste, effectivement. Les candidats de terrain sont récompensés, et c'est tant mieux ! Ce sont ceux qui donnent, qui sont auprès de la population, c'est une reconnaissance du travail accompli", souriait déjà Marc Gaudet (UDI), interviewé depuis son QG plusieurs heures avant les résultats définitifs. Il termine premier avec 61.80% des suffrages. L'écart est tel avec la candidate RN - 24.17% des voix - que celle-ci n'est qualifiée que par l'obligation de trouver un second. En effet, un candidat ne peut être élu directement au premier tour que si le nombre de voix en sa faveur égale 25% des électeurs inscrits, une condition qui n'est pas remplie au vu de l'abstention record. 

Le RN loin du tremplin espéré

Le canton de Courtenay était également sous les projecteurs. En 2015, le RN était arrivé en tête dans l'ensemble des communes hors de l'agglomération montargoise, excepté 9 villages, et avait rassemblé 30% des votes au second tour sur l'ensemble du département. Pourtant, c'est finalement l'Union de la Droite qui avait empoché la victoire au second tour.

Le scénario semble se répéter, puisque les résultats définitifs du premier tour attribue 48.25% des voix au binôme LR mené par Corinne Melzassard, quand le RN de Cyril Hemardinquer plafonne à 32.51%. En revanche, aucune chance pour les listes de gauche de l'emporter, même si elles avaient mené à bien une fusion. Idem dans le Malesherbois, où le parti d'extrême-droite fera le second tour mais est devancé par son adversaire de la droite traditionnelle : 44.81% contre 36.46%

A Olivet, le RN réalise une véritable contre-performance, qui n'atteint pas 12% des suffrages exprimés et ne pourra pas disputer le second tour. Le binôme LR mené par Isabelle Lanson remporte en revanche 63.31% des suffrages. L'Union de la gauche, menée par la candidate du Parti Communiste, Michèle Dubois, se qualifie en revanche au second tour avec 24.77% des voix. L'ancien délégué départemental du RN, Ludovic Marchetti, est lui largement battu par son opposante LR Line Fleury : 51.24% contre 31.48%. Il se qualifie tout de même pour un second tour dont l'issue s'annonce sans surprise.

La désunion de la gauche lui coûte ses cantons

A Montargis, les guerres d'égo politique avaient mené à une situation ubuesque : deux listes se revendiquant écologistes s'affrontaient au milieu des autres listes. Sans surprise, cette division les a profondément desservi : les deux binômes ont été battus, laissant la place au RN (29.91%) pour disputer le second tour. Ironie supplémentaire : ces listes totalisaient à elles deux 32.01% des voix, et auraient pu rester un sérieux candidat à l'élection. C'est finalement encore LR qui profite le mieux de la situation, en se plaçant en tête avec 38.08%. 

La même situation se répète dans le canton de Châteauneuf-sur-Loire. Les listes EELV et PCF, si elles avaient pu s'entendre auraient récolté 27.93% des voix. Divisées, elles se sont éliminées l'une l'autre, laissant LR (51.53%) et le Rassemblement National (20.54%) disputer le duel final devant les urnes.

L'exception se trouve à Orléans 4 où le candidat PS Baptiste Chapuis, secrétaire local du parti socialiste, n'a pas eu besoin des autres forces de gauche pour se hisser au second tour, avec un score de 23.36% des voix. La droite de Florence Carré le devance de quelques points seulement, avec 28.95%. C'est sans doute l'un des scrutins les plus incertains du département, car la répartition du report des voix n'est pas évidente. Les listes écologistes et LFI devraient se reporter sur Mr Chapuis, tandis que le score du RN devrait revenir au candidat de la droite. Mais les électeurs qui ont donné 12% à la liste Divers Centre pourraient aussi bien se tourner vers LR ou le PS, selon leurs sensibilités.

Les résultats seront disponibles sur cette carte interactive à partir de 20h.

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