Loiret : le groupe agricole Axereal annonce 220 suppressions de postes, une centaine de silos fermés

Axereal, l'un des plus gros groupes collaboratifs français, veut se recentrer sur les filières "plus rémunératrices", et supprimera 220 postes, au siège comme en régions.

Le siège d'Aexeral à Olivet (Loiret).
Le siège d'Aexeral à Olivet (Loiret). © MAXPPP

Le groupe agricole coopératif Axéréal, basé à Olivet, a validé son plan de restructuration qui prévoit la suppression de 220 postes et la fermeture d'une centaine de silos, selon une information transmise à l'AFP par une intersyndicale rassemblant la CFDT FGA, SDACOOPA Solidaires et Unsa 2A.

Favoriser "les filières les plus rémunétratrices"

Le projet, qui avait été présenté aux organisations syndicales en novembre 2020, a reçu l'aval de la Direction régionale des entreprises (Direccte) le 11 février, au terme de trois mois de négociations, précise l'intersyndicale dans un communiqué.

Axéréal, avec ses 4000 emplois en France et à l'étranger, son chiffre d'affaire de 3 milliards d'euros, et ses 5 millions de tonnes de grains collectés, figure parmi les plus gros groupes coopératifs français. Il a justifié ce plan d'économies par la nécessité d'une "réforme du modèle économique de la coopérative". Le groupe entend favoriser "la structuration des filières les plus rémunératrices pour les producteurs, la montée en puissance de la digitalisation des activités et une évolution des sites de collecte et de transformation cohérentes avec les nouvelles attentes du marché".

Des départs volontaires pour atténuer le coût social

"Les premières mesures vont s'appliquer dès ce printemps avec la suppression d'un peu plus d'une centaine de postes d'ici fin juin 2021 et la fermeture d'une soixantaine de sites sur la même période. Une autre vague de suppressions de postes et de fermetures de sites interviendra au printemps 2022", avertit déjà l'intersyndicale.

Ces suppressions d'emploi toucheront pour moitié le siège, situé dans l'agglomération orléanaise, et pour moitié les différents sites dans la zone de collecte du groupe, qui s'étend sur seize départements, du sud de l'Ile-de-France au nord de l'Auvergne. L'impact social pourrait toutefois être atténué par des départs volontaires et des reclassements. Selon la CFDT, une centaine de salariés ont manifesté leur intérêt dans le cadre d'un plan de départ volontaire.

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