Procès : ils avaient vendu de fausses statuettes et masques d'Afrique comme des œuvres d'art à des Loirétains

Lundi 28 septembre, devant le tribunal judiciaire de Montargis dans le Loiret, se tient le procès de sept personnes. Elles auraient vendu de fausses œuvres d'art africaines à un couple de Loirétains. Le préjudice s'élèverait à 1,5 millions d'euros

© Maxppp/Benoît Jeanneton
Le procès est pour le moins singulier : sept personnes (une femme et six hommes) comparaissent devant le tribunal judiciaire de Montargis (Loiret) pour escroquerie en bande organisée et recel de bien provenant d’escroquerie en bande organisée. Ils auraient arnaqué un couple de Loirétains pour un préjudice s'élèvant à 1,5 millions d'euros
 

Le couple croit acquérir de véritables œuvres d'art africaines 

Les faits se sont déroulés entre 2014 et 2019. Charles Orliaguet, ancien dirigeant des transports Tendron à Amilly (Loiret), et sa femme Catherine, passionnés par l'art africain, acquièrent des masques et des statuettes lors de plusieurs voyages au Cameroun. Ils ont comme intermédiaire un "prince de tribu" qui leur vend les objets comme des œuvres d'art d'une grande valeur.

Faux prince, acheteur, notaire et fils d'ambassadeur

Par la suite, un soi-disant Américain (de la même bande organisée) souhaite acquérir leur collection pour 8 millions d'euros. L'intermédiaire et l'Américain demandent au couple d'effectuer plusieurs virements pour couvrir les frais de la vente (frais de notaire, certificats d'authenticité,...).
Dans le cadre de l'enquête, une experte du Musée du Quai Branly à Paris a certifié que les objets étaient bien de fausses œuvres d’art. Ce sont les enfants de Charles Orliaguet qui portent plainte en 2018. Charles Orliaguet est aujourd'hui décédé. Il sera représenté par sa femme. Quatre des sept prévenus comparaîssent libres. Les trois autres ont été placés en détention.



 
 
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