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Alimentation : le développement des circuits courts passe par internet

Choisir ses carottes ou ses pommes de terres sur internet et se faire livrer... Les plateformes numériques de ventes directes de produits frais se multiplient. Une formule qui séduit les producteurs comme ici dans le Loiret. (Photo illustration) / © Frank May - Max PPP
Choisir ses carottes ou ses pommes de terres sur internet et se faire livrer... Les plateformes numériques de ventes directes de produits frais se multiplient. Une formule qui séduit les producteurs comme ici dans le Loiret. (Photo illustration) / © Frank May - Max PPP

De plus en plus d'exploitants agricoles choisissent d'intégrer la filière des circuits courts. Le secteur est en expansion et pose la question du changement des circuits traditionnels de distribution des produits de la terre.
 

Par Stefano Lorusso

Du champ, directement dans votre assiette. Bien que la vente de produits alimentaires en circuits courts ait toujours existé, elle se développe de plus en plus en France depuis une quinzaine d'années. Réhabilité par des consommateurs soucieux de connaître le cycle de production des aliments, ce secteur de l'économie vise à rapprocher les usagers des producteurs à la fois sur un plan économique et social, par la vente directe ou avec pas plus d'un intermédiaire, et sur un plan géographique, avec un rayon de 30 à 100 kilomètres entre les lieux de production et de consommation.

Dans le Loiret, Cédric Joliveau est agriculteur à Sandillon. Il propose ses légumes à la vente depuis quelques mois sur le site Pour de bon. Il reçoit une quinzaine de commandes par semaine. 

Pour les clients, c'est comme s'ils allaient sur un marché sans se déplacer. Ils nous laissent un message, on leur répond. On leur apporte le côté proximité qu'ils recherchent sur un marché.


Reportage dans son exploitation signé Stefano Lorusso, Amélie Rigodanzo.


 

La multiplication des plateformes numériques de ventes producteurs-consommateurs

Favorisées par internet, ces méthodes alternatives de vente s'adaptent aux besoins des citoyens pressés qui peuvent recevoir leurs produits directement chez eux ou bien les récupérer dans un point de distribution à proximité du lieu d’habitation. Les producteurs fixent le prix, puis il suffit de quelques clics pour passer commande et recevoir chez soi son panier de légumes, de viande ou d'œufs. Parmi les produits les plus commercialisés, on retrouve les légumes et le miel (50% des exploitations), suivis par les fruits et le vin (25%) et les produits animaux (10%).
Fin juin 2017, l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME), s’exprimait favorablement sur le développement de ce mode de consommation permettant de « répondre autant que possible localement à une partie des besoins alimentaires de la population d'un territoire ». Si le nombre absolu d'exploitations diminue constamment, baissant de 400 000 en 1979 à 107 000 en 2010, les agriculteurs et les fermiers investissent de plus en plus dans les circuits courts : la tendance a augmenté de 19% à 21% dans les trente dernières années.

Cette alimentation de proximité répond à des atteintes des consommateurs en matière de traçabilité et de qualité des produits alimentaires consommés. Le lien direct avec les agriculteurs favorise la compréhension des modes de production des produits de la terre et des contraintes liées à ce métier. Le Conseil économique, social et environnemental des Pays de la Loire a estimé à hauteur de 7 % la portion d'achats alimentaires par le biais des circuits courts en France.

Cette démarche permet également une reconnaissance du travail des agriculteurs, un renforcement du lien social et un maintien d'emplois à l'échelle territoriale. Cependant, en 2014, 65 % des ventes de produits alimentaires se réalisent dans les grandes surfaces commerciales opérant principalement dans les circuits longs.
Selon une étude de l'Institut national de la recherche agronomique (Inra), une vingtaine de formes de commercialisation existent, de la vente directe jusqu'à la restauration collective, en passant par le e-commerce. Le nombre de points de vente est en constante hausse : en 2015, le Ministère de l'agriculture a recensé 1200 marchés de producteurs, 1600 Amap (Association pour le maintien de l'agriculture paysanne) et 650 ruches. Les producteurs sont mis en relation directement avec les consommateurs par le biais d’une plateforme numérique.

 
Voici une liste non exhaustive des sites internet en circuits courts :


 

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