Les fêtes de Jeanne d’Arc inscrites au patrimoine culturel immatériel national

Félicité Lemaire de Marne incarne Jeanne d'Arc pour la 585e édition des fêtes johanniques en 2014 / © Maxppp/ La République du Centre/Pascal PROUST
Félicité Lemaire de Marne incarne Jeanne d'Arc pour la 585e édition des fêtes johanniques en 2014 / © Maxppp/ La République du Centre/Pascal PROUST

La demande d’inclusion à l’inventaire du patrimoine culturel immatériel français courait depuis janvier 2014. Un premier pas vers le classement à l’UNESCO.

Par Amélie Rigodanzo

C’est une sacrée reconnaissance pour la célèbre pucelle d’Orléans. Les fêtes de Jeanne d’Arc sont désormais inscrites à l’inventaire du patrimoine culturel immatériel français dans la catégorie « pratiques festives ». Une manifestation annuelle vieille de près de 600 ans dont la prochaine édition (la 589e) se tiendra en avril prochain.

La ville d'Orléans, la DRAC (Direction régionale des affaires culturelles) et un comité scientifique composé entre autres des historiens orléanais Yann Rigolet et Olivier Bouzy étaient en charge du dossier.

« Le fruit d'un travail de longue haleine », se félicite dans un communiqué de presse la municipalité orléanaise dont la démarche a pour objectif « de faire reconnaître, de valoriser et de sauvegarder les Fêtes de Jeanne d'Arc à Orléans ».

Et maintenant, le patrimoine immatériel de l’humanité ?


En France, l’Inventaire national du Patrimoine culturel immatériel est tenu et mis à jour au ministère de la Culture (direction générale des Patrimoines).

Y être répertorié est l’une des conditions obligatoires pour candidater à une inscription sur les listes UNESCO du Patrimoine culturel immatériel de l'humanité.

Si les fêtes johanniques y étaient un jour incluses, elles connaîtraient une notoriété jamais atteinte à travers le monde et rejoindraient d’autres manifestations françaises déjà classées comme le carnaval de Granville, Les fêtes du feu du solstice d'été dans les Pyrénées ou encore le Fest-noz, un rassemblement festif basé sur la pratique collective des danses traditionnelles de Bretagne.

Mais la route vers l’UNESCO sera sans doute encore longue. Un seul dossier par pays et généralement étudié chaque année.


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