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L'Orléanais Amaury Golitin, champion de France du 100 m : “Une petite revanche”

Amaury Golitin a conquis son premier de titre de champion de France, sur 100 m. / © MAXPPP
Amaury Golitin a conquis son premier de titre de champion de France, sur 100 m. / © MAXPPP

Le sprinter licencié à l'Etudiant Club Orléans Cercle Jules Ferry Athlétisme, a profité du forfait de son coéquipier d'entraînement Jimmy Vicaut, et du faux-départ d'un autre favori pour s'adjuger son premier titre national sur 100 m.

Par Victor Lengronne

A Gävle en Suède fin juin, Amaury Golitin faisait partie des favoris sur 100 m aux championnats d'Europe espoirs. Il a terminé 7e, déçu. Cette fois, il ne s'est pas raté. Aux championnats de France à Saint-Etienne samedi soir, le sociétaire de l'Etudiant Club Orléans Cercle Jules Ferry Athlétisme a profité du forfait de dernière minute de son coéquipier d'entraînement, Jimmy Vicaut, co-recordman d'Europe, et du faux-départ d'un autre favori, Mouhamadou Fall, pour remporter son premier titre national. Il a terminé deuxième derrière l'Ivoirien Arthur Cissé, avec un chrono moyen, la faute, entre autres, à des conditions dantesques. Deux jours après, il revient sur son titre. 
 

Je suis vraiment content. C'est la première fois que je suis champion de France. C'est intéressant pour la suite. 
 

Gagner aux France, c'est une petite revanche après ce très gros échec en Suède. Je faisais partie des favoris et je suis passé à côté. J'ai réalisé beaucoup d'erreurs. Le climat n'était pas au top, c'est pareil pour tout le monde, mais avec mon petit gabarit (1,71 m), j'ai du mal à courir avec du vent négatif (de face). On est directement repartis à l'entrainement et ça m'a souri samedi.
 

C'était assez particulier. Après le faux-départ de Mouhamadou Fall, j'ai repensé à ce qu'il s'était passé lors de derniers championnats de France, où j'avais également fait faux-départ. Beaucoup de choses se sont bousculées dans ma tête. J'aurais pu sortir de ma course, mais j'ai bien réussi à gérer.
 

Oui, 10''45, ça me dérange. Mais vu les conditions... J'étais venu pour faire les minima (10''06, le temps requis pour aller aux championnats du monde de Doha, fin septembre, NDLR), ou au moins m'en rapprocher. Ca devait sortir là, selon mon entraîneur Dimitri Démonière, qui estime mon taux de réussite à 60 %. On est confiants. On attend la course parfaite. Si tout vient d'un seul coup...
 

On l'espère. Je stagne plus ou moins autour de 10''20. C'est un enchaînement d'erreurs techniques et de mauvaises conditions. Dimitri m'a rassuré. Il faut arriver à transposer en compétition ce que je fais à l'entraînement. L'an dernier, j'étais moins régulier.
 

Me qualifier pour les championnats du monde de Doha en individuel sur 100 m. J'aimerais que le chrono que j'attends (en dessous de 10"10) sorte pour que je puisse décompresser. Je monte en puissance. J'espère que ça arrivera d'ici la fin du mois.
 

Oui, après, pour l'instant, ce n'est pas un rêve. C'est trop loin, rien n'est mis en place. Je dois me qualifier et me préparer pour les Mondiaux de Doha avant de penser aux Jeux olympiques.
 

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