Orléans : le manège tourne, la vie revient

Il s'appelle le Carrousel Palace Jules Verne. Il trône sur la Place du Martroi, en plein coeur d'Orléans, sous le regard de la statue de Jeanne d'Arc, depuis 20 ans. Confiné, lui aussi, pendant deux mois, sa reprise d'activité est un symbole de normalité retrouvée pour les orléanais.
Le Carrousel Palace Jules Verne - Orléans
Le Carrousel Palace Jules Verne - Orléans © A.Heudes
Elle est assise sur un banc, à quelques mètres du manège. En ce début d'après-midi son petit-fils est le seul voyageur à bord. Il est juché sur une motocyclette très stylée, façon milieu de XXème siècle.

Ce n'est pas un loisir habituel pour eux, mais l'occasion est trop belle car le soleil ajoute la touche farniente qui impose la pause.

Depuis mercredi, ils sont ainsi quelques dizaines, chaque jour, à renouer avec cette tradition de paresser sur la place, tout en offrant un moment de joie à un enfant. Le propriétaire du manège, Alexandre Sellier, attendait ce redémarrage avec impatience.

Comme pour tout commerçant indépendant, la période qui vient de s'écouler a fragilisé l'entreprise.

Les 6 salariés ont été placés en chômage partiel, mais la structure aurait été au bord du gouffre si elle n'avait pas également bénéficié du PGE, le Prêt Garanti par l'Etat, à hauteur de 25% du dernier chiffre d'affaire enregistré.

Il était temps qu'on puisse repartir. On a eu deux mois très compliqués.(..) On ne rattrapera jamais cette perte, car le printemps est une période importante pour nous. Il y avait du beau temps, des ponts, des fêtes... c'est à ce moment là qu'on fait des bénéfices. (..) Le pire c'est d'avoir manqué les fêtes Jeanne d'Arc, une très grosse période d'affluence tous les ans.

Ca c'est un coup dur. (..) Je m'attends à une chute du chiffre d'affaires de 50% pour cette année, mais si le soleil et les clients sont au rendez-vous jusqu'à l'automne, on peut peut-être s'en tirer. Surtout, qu'il n'y ait pas de deuxième vague de la maladie, sinon...

Orléans, Place du Martroi
Orléans, Place du Martroi © A.Heudes
A cet instant un papa et sa fille se présentent. Un ticket de manège pour l'enfant et une barbapapa pour la déguster à deux. Un moment de légèreté au temps du coronavirus, à la fois futile et indispensable.
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