Orléans : une "rue scolaire" expérimentée dans le quartier de l'Argonne

Depuis lundi 11 octobre, la ville d'Orléans expérimente une "rue scolaire" dans le quartier de l'Argonne. Aux heures d'entrée et de sortie, il est désormais interdit de circuler en voiture aux abords de l'école

L'expérimentation va durer quatre semaines. Elle a été mise en place par la mairie d'Orléans dans le Loiret. C'est une première dans le Loiret, mais elle existe déjà dans plusieurs villes de France, en Indre-et-Loire, dans le Cher et a fait ses preuves ailleurs en Europe.

La rue de l'école Marie Stuart barrée pour les véhicules

Depuis lundi 11 octobre, aux abords de l'école primaire Marie Stuart dans le quartier de l'Argonne à Orléans, des barrières bloquent de part et d'autre l'accès des voitures et ce dès 8h10 le matin pendant une heure. Même chose le soir à 16h15. La ville expérimente ce qu'on appelle une "rue scolaire". Pour les parents qui accompagnent leurs enfants en voiture, des places de parking ont été trouvées par la mairie un peu plus en amont. Le système, mis en place en réponse à une vraie demande, satisfait a priori tout le monde et principalement les parents.

"La rue est très étroite", explique un parent d'élève. "Donc forcément, un véhicule qui s'engage dans cette voie est source de stress, pour le conducteur comme pour les piétons". 

Le système rassure les parents en terme de sécurité : " C'est un vrai bazar le matin avec les voitures", nous dit une mère de famille. "Alors c'est très bien pour la sécurité des enfants". 

Et pour ceux qui se poseraient des questions sur où garer sa voiture, la mairie a trouvé une solution alternative. 

"Nous avons trouvé des places de parking dans le quartier un peu plus loin", affirme Chrystel de Filippi, adjointe au maire d'Orléans en charge de l'éducation. 

L'expérimentation durera quatre semaines et pourrait s'étendre à d'autres quartiers. "En revanche, dans les quartiers où il n'y a pas de solution alternative, ce sera toujours difficile à mettre en place", ajoute Chrystel de Filippi. 

Les "rues scolaires", un système sécurisant et moins polluant

Il s’agit de piétonniser temporairement les voies des écoles aux heures d’ouverture et de fermeture des classes, afin de les sécuriser mais également d’encourager les déplacements à pied, à trottinette ou à vélo plutôt qu’en voiture.

D'après un sondage réalisé par Unicef et Harris en 2020 sur les "rues scolaires",  87% des parents sont favorables à la mise en place d’une rue scolaire autour de l’établissement de leur enfant. Les raisons principales évoquées sont l’accroissement de la sécurité et la baisse de la pollution.

Pour Orléans, 86% des familles ont dit oui à l'expérimentation, après une consultation lancée par la mairie. 

Un concept qui s'étend en Europe

Les "rues scolaires" sont apparues il y a quelques années en Belgique et se développent de plus en plus en Europe. Ce dispositif, déployé au Royaume-Uni ou encore en Espagne est apparu en France un peu plus tard. Les choses se sont notamment accélérées depuis la rentrée scolaire de septembre 2020. Les premières initiatives ont vu le jour après la période du déconfinement de mai 2020 dans le sgrandes villes comme à Paris, à Lyon ou encore à Lille.

 

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