Réforme des retraites : la CGT revendique la coupure d'électricité de mardi 17 décembre à Orléans

Illustration. / © CHARLY TRIBALLEAU / AFP
Illustration. / © CHARLY TRIBALLEAU / AFP

Mardi 17 décembre vers 15h, une coupure d'électricité a affecté le nord de l'agglomération grenobloise. Elle a été revendiquée par la CGT.

Par France 3 Centre-Val de Loire avec AFP

La CGT a revendiqué mardi 17 décembre des coupures d'électricité volontaires, "liées à la grève" contre la réforme des retraites, qui ont brièvement privé de courant, selon le gestionnaire du réseau RTE, des dizaines de milliers de foyers à Orléans, en Gironde, à Lyon ou encore à  Nantes.
 
           
A Paris, environ 2 000 foyers étaient toujours privés d'électricité dans les IIIe et XIe arrondissements en début de soirée mardi, après des dégradations commises en deux temps le long du parcours de la manifestation, selon Enedis qui dénonce des "actes de malveillance".


"Un premier avertissement"           

Des coupures d'électricité "sont bien liées à la grève" et s'inscrivent dans "la bagarre" contre le projet du gouvernement qui doit "prendre ça comme un premier avertissement" car "il s'expose à des coupures plus massives", a déclaré Francis Casanova, délégué syndical central CGT chez RTE, gestionnaire du réseau électrique haute tension.
           
A la CGT de RTE, "on considère que ce n'est pas de la malveillance. C'est une façon pour les salariés de RTE de montrer que s'il y a de l'électricité dans ce pays, c'est parce qu'ils sont au travail tous les jours", a ajouté M. Casanova.

La CGT mène "ces actions" parce qu'"il n'est pas question d'avoir un recul social sans précédent sur les retraites", a-t-il insisté. Mardi, au 13e jour de mobilisation, des centaines de milliers de personnes manifestaient contre la réforme des retraites, pour la première fois à l'appel de l'ensemble des syndicats.


"Ces faits sont contraires aux principes du service public"

La ministre de la Transition écologique Elisabeth Borne "condamne ces faits inadmissibles, qui sont contraires aux principes du service public et n'ont rien à voir avec l'exercice du droit de grève constitutionnellement garanti", a indiqué son ministère.

"Fort heureusement, ces actes sont le fait d'une petite minorité, qui ne sont pas toujours des salariés de l'entreprise", selon la même source. "La ministre s'est assurée auprès de la direction de RTE qu'une plainte est systématiquement déposée".


40.000 foyers privés d'électricité à Orléans mardi

De son côté, le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a affirmé mardi sur BFMTV qu'"il peut y avoir à quelques endroits des coupures involontaires (...) mais ceux qui sont ciblés, c'est les entreprises du CAC 40, c'est les grands magasins de distribution, ce sont quelques bâtiments publics, préfectures, etc., en aucun cas on ne cible les citoyens".

Selon RTE, qui a dénoncé des actes "bien sûr illégaux", près de 50 000 foyers ont été privés de courant en Gironde dans la nuit de lundi à mardi, puis 40 000 foyers à Lyon, 37 000 à Nantes et 40 000 à Orléans au cours de la journée de mardi.        
 

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