“Nos vies sont en danger” : à Saran, les employés d'Amazon dénoncent le manque de mesures face au coronavirus

Les salariés d'Amazon débrayent sur le site de Saran. / © Charlie Krief / France Televisions
Les salariés d'Amazon débrayent sur le site de Saran. / © Charlie Krief / France Televisions

Un mouvement de protestation a commencé ce 18 mars devant les locaux d'Amazon. Les salariés sont inquiets du manque de mesures sanitaires face à la crise du coronavirus.

Par Yacha Hajzler

"Les pépettes avant tout" ? C'est comme ça que Richard Vives, délégué de la confédération autonome du travail et salarié d'Amazon, résume la philosophie de son employeur. Ils sont une centaine à avoir débrayé ce 18 mars, devant les entrepôts du géant de la vente en ligne, basé à Saran.

Selon les employés, les mesures sanitaires exigées par le gouvernement n'ont pas été mis en place. "On se retrouve à être une centaine à se croiser, en salle de pause la distance d'un mètre n'est pas respectée, les gens se serrent la main, se font la bise... L'employeur ne nous fournit pas de gel hydroalcoolique, pas de masques, pas le matériel nécessaire pour qu'on se protège. On a l'impression que nos vies sont en danger et on met en danger celle de nos familles aussi. On n'interrompt par la propagation du Covid 19" dénonce Khaled Boucharja, secrétaire général CGT45.
 
Les salariés d'Amazon protestent sur la site de Saran. / © Charlie Krief / France Televisions
Les salariés d'Amazon protestent sur la site de Saran. / © Charlie Krief / France Televisions


"C'est complètement irresponsable"


"On a pas de masques, des gants de type chirurgicaux qui ne sont pas étanches, qui se déchirent, il n'y a pas suffisamment de gel hydroalcoolique. Et Amazon fait du recrutement d'intérimaires venant de l'extérieur ! Donc c'est complètement irresponsable" abonde Jean-François Bérot, réprésentant du syndicat Solidaires.

Amazon a déclaré le 16 mars rencontrer une "hausse significative de la demande" et des besoins en personnel "sans précédent". Des prévisions d'embauche qui pourraient encore aggraver le risque sanitaire, alors que, sur le site, déjà 2000 employés sont concernés.

Contactée, la direction du groupe n'a pas souhaité répondre aux questions de France 3 mais a assuré, dans un communiqué, mettre en place toutes les mesures nécessaires pour protéger ses employés.
 



 

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