Manifestations du 1er-Mai : salaires, grandes fortunes, Gaza... des centaines de travailleurs mobilisés en Centre-Val de Loire

Comme tous les ans, des manifestations étaient organisées un peu partout dans la région ce mercredi 1er mai, jour de fête des travailleurs. L'occasion de parler de deux gros sujets actuels : le niveau de vie des Français, et la paix dans le monde.

Presque autant que le muguet, la pluie semble être une tradition des manifestations du 1er-Mai. Ce mercredi, les intempéries n'ont pas découragé les centaines de manifestants mobilisés à travers la région Centre-Val de Loire. À Orléans, environ 500 personnes ont battu le pavé, quai du Châtelet, tandis que flottaient dans l'air banderoles bariolées et slogans revendicatifs. Plusieurs centaines aussi à Tours et à Châteauroux.

"Interdiction des licenciements", "Taxer les riches", "Climat, social : même combat"... Autant de brefs messages qui reflètent les attentes communes des manifestants. "On attend toujours le ruissellement ! Je ne crois plus au père Noël, mais on ne sait jamais", raille Florent Trinquard, animateur de la CGT métallurgie en Centre-Val de Loire, présent à la manifestation castelroussine. "En revanche, il y a du ruissellement pour certains, Lagardère, toute la bande... Mais c'est plus du ruissellement, c'est les chutes du Niagara !" Pour lui, "les premiers assistés, c'est le patronat, qui touche 200 milliards [d'aides publiques aux entreprises] sans comptes à rendre".

"Le seul ruissellement, c'est celui des classes moyennes vers la précarité"

Face à ce constat, la demande générale est claire : "L'année dernière, c'était les retraites. Cette année, c'est les salaires", lance Jean-Michel Hernandez, sur la place Jean-Jaurès de Tours. "C'est nous qui faisons le PIB, mais on n'en profite pas du tout", soutient Florent Trincard. Pour Alain Bouthier, venu manifester à Châteauroux, "le seul ruissellement, c'est celui des classes moyennes vers la précarité".

Les chômeurs n'ont plus qu'à aller dans la rue. Pas pour y manifester, mais pour y vivre. Et en trois semaines, un divorce et un licenciement, on peut se retrouver dans la rue.

Alain Bouthier, manifestant à Châteauroux

À Orléans, le NPA profite de la situation pour défendre les travailleurs de Duralex, l'entreprise ayant été placée en redressement judiciaire le 16 avril. Ce qui menace les 230 emplois du site de La Chapelle-Saint-Mesmin. "C'est une entreprise historique orléanaise, qui a des difficultés, certes, mais qui est face à une logique du capital qui dit qu'on ferme dès qu'il y a des difficultés", fustige Rainaldo Ruiz, de la NPA 45, pendant que L'Internationale joue dans le fond. Lui demande "à la force publique d'intervenir pour maintenir l'emploi, alors qu'il y a des millions de chômeurs".

Ce 1er-Mai est aussi marqué par une solidarité affichée avec les habitants de Gaza, de nombreux drapeaux palestiniens s'affichant dans les cortèges. "Nous répondons à l'appel des syndicats palestiniens, qui ont appelé à un soutien international car ils ne peuvent pas fêter le 1er-Mai à Gaza", explique Denis Petitjean, président de l'association Orléans Loiret Palestine. À Châteauroux, Dominique Boué, secrétaire départemental PCF et élu régional, milite pour une "solidarité internationale face aux massacres en Palestine, les morts en Ukraine..." Et "réaffirme le besoin de paix".

Selon la CGT, 200 000 personnes ont défilé ce 1er mai dans toute la France.

Propos recueillis par Jean-Philippe Elme et Philippe Roy, Corentin Le Dréan et Marion Ptak, Julien Bernier et Philippe Tanger.

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