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ZEvent : un marathon de jeux vidéos en ligne récolte 1 million d'euros pour MSF

Al'issue du ZEvent, les gamers ont rassemblé plus d'un million d'euros au profit de MSF. / © Timo Verdeil
Al'issue du ZEvent, les gamers ont rassemblé plus d'un million d'euros au profit de MSF. / © Timo Verdeil

Organisé par le célèbre joueur et youtubeur Zerator, le "ZEvent" a rassemblé des milliers de spectateurs, et explosé son objectif. 

Par Yacha Hajzler

Il est environ minuit, et soudain, c'est l'explosion de joie. En un week-end, lors du ZEvent, la communauté du jeu vidéo vient de récolter plus d'un million d'euros au profit de Médecins Sans Frontières.
 

39 gamers, 50heures, 1 million


Cette somme, 1 083 646 euros pour être précis, c'est le résultat d'un marathon de jeu en ligne qui a réunit 39 vidéastes spécialisés dans le gaming (on les appelle des "streamers") et leurs communautés.

A la barre : Zerator, Adrien Nougaret au civil, "papa du stream français". C'est lui, avec son bras droit Dach (Alexandre Dachary), l'hôte de cette réunion particulière, et particulièrement efficace. 

"Le scénario de base, ce sont des streamers réunis pendant 50heures dans une même salle, explique le tourangeau Thomas Renaud, rédacteur en chef du média spécialisé Breakflip. Ils font des émissions ensemble, des parties entre eux... L'idée, c’est vraiment que les communautés s’entrechoquent, qu’il y ait un maximum de dons qui soient faits."
 
 

Inspiré du "Projet Avengers"


A cet égard, c'est une réussite. Les gamers, ensemble, ont doublé la somme amassée l'année dernière pour la Croix Rouge. L'origine de ce rendez-vous annuel remonte encore un peu au-delà. En 2016, le joueur et vidéaste belgo-marocain Ahtene (Bachir Boumaaza) crée le Projet Avengers.

"Il a contacté les streamers à travers le monde, il leur a dit : "Ok. Le monde est mal foutu. Des fois, y’a des famines, des ouragans, les médias traditionnels s’en tapent, du coup moi je veux que, si ça arrive, chaque streamer de chaque pays lance un stream, et on récolte des dons pendant 24h" résume Thomas Renaud.
 

Point d'honneur sur l'ambiance


Après le succès de l'édition 2016, ZeratoR a pris en main une édition française : le ZEvent. Mais ce n'est pas seulement les sommes récoltées qui font de ce rendez-vous un événement à succès. 

"Il y a une ambiance de folie" atteste le jeune rédacteur en chef. Lui a suivi, presque en continu, le live de ZeratoR, plus stratégique. Car le patron trône au milieu des deux rangées de streamer. On peut donc espionner un peu tout le monde : les fous rires, les coups de sang, les défis insolites... 

"Plein de streamers ont arrêté de fumer pour la cause, ils doivent quasiment tous se raser la tête, faire du sport… Ils se sont fait des défis par palier, ça fait des animations en plus, c’était très marrant."
 

Fait rare sur internet où écumer d'une juste colère ("rager") ou pousser les autres dans leurs retranchements ("troller") est de mise : "il n'y a pas eu d'insultes, les gens étaient là pour donner, c'était très bon enfant. L'esprit du tchat était fou..."
 

Les gamers, aussi dépareillés qu'unis


Avec ces 39 vidéastes réunis, ce sont autant de formats, de gimmicks, de tons différents qui se sont rassemblés. Et forcément, autant de communautés et de donneurs. 

Regarder les dons d'un peu plus près permet aussi de se rendre compte de la diversité sociologique au sein de la grande famille du gaming. Une plateforme de statistiques, disponible pendant le live, permettait de connaître le nombre d'internautes, et le montant des dons récolté par chaque vidéaste. 
 
Le site de statistiques du ZEvent. A gauche, les spectateurs, à droite, le montant des dons.
Le site de statistiques du ZEvent. A gauche, les spectateurs, à droite, le montant des dons.

"Certains touchent des communautés jeune, entre 8 et 20 ans pour faire très large, d’autres des communautés entre 25 et 35 ans. Ceux-là ramenaient plus d’argent, comme MisterMV, qui a une communauté plus âgée et peut-être plus à l’aise. D’autres comme Gotaga, ont une communauté plus jeune, mais une des plus grosses de France", analyse Thomas Renaud. 

Mais la compétition n'était pas là, tous les dons ruisselant de toute façon dans une cagnotte commune. Au final, c'est tous les joueurs qui en sortent gagnants. "Ça donne une super image, soulever 1 millions d’euros en 50h, il y a peu de communautés qui sont capables de faire ça."
 

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