Nogent-le-Rotrou : Jean-Michel Blanquer sur la Radio2B, une “chance incroyable” pour les élèves du lycée Belleau

Le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, interrogé par Marion et Alexis, deux élèves du lycée Rémi Belleau. / © Radio2B
Le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, interrogé par Marion et Alexis, deux élèves du lycée Rémi Belleau. / © Radio2B

Le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, a accordé un long entretien à quatre élèves du lycée Rémi Belleau de Nogent-le-Retrou (Eure-et-Loir), le 10 octobre dernier, pour le compte de leur webradio, la Radio2B. Récit d'une interview qui aurait pu ne jamais voir le jour.

Par Antoine Belhassen

"C'était une chance incroyable", d'après Alexis. "On en gardera un souvenir unique", d'après Enzo... Les deux élèves du lycée Rémi Belleau de Nogent-le-Rotrou (Eure-et-Loir), ainsi que deux autres camarades, Marion et Axel, se rappelleront longtemps de leur rencontre avec le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer. Le 10 octobre dernier, les quatre jeunes sont partis interviewer le ministre pour le compte de la radio de leur lycée, la Radio2B.

Pourtant, l'entretien aurait pu ne jamais avoir lieu. Une première rencontre, le 6 septembre dernier au lycée Rémi Belleau, entre les élèves et le ministre avait dû être écourtée. Obligé de se rendre à Marseille suite à l'agression de deux agents d'une école maternelle, Jean-Michel Blanquer n'avait pas pu passer derrière le micro de la webradio.


Dernière répétion dans la voiture


"Il y avait de la déception bien sûr. On avait préparé cette interview depuis le mois d'août", explique Alexis, élève en terminale. Pendant plus d'un mois, les lycéens et deux de leurs enseignants ont travaillé sur cet entretien, approfondi leur travail de recherches, analysé chaque question, multiplié les relectures "jusqu'à trouver une vraie cohérence", explique M. Guyot, professeur de science et encadrant de la petite radio.

Avant de se précipiter sur les lieux de l'agression dans les Bouches-du-Rhône, M. Blanquer promet aux journalistes en herbe de respecter son engagement : il donnera bien une interview à l'antenne du lycée dans les prochaines semaines. Parole tenue. Un peu plus d'un mois plus tard, le jeudi 10 octobre, Alexis, Marion, Enzo et Alexis montent sur Paris. Plus précisément à l'hôtel Rochechouard, en plein cœur de la capitale. Dernière répétition dans la voiture avant l'arrivée au ministère de l'Education nationale qui ouvre ses portes à la délégation de lycéens accompagnée de deux professeurs et du proviseur de l'établissement eurélien, Michel Toumoulin.

La petite équipe installe à la hâte un studio dans un des nombreux bureaux de l'hôtel particulier. "Le stress était surtout important avant son arrivée. Mais nous avions tellement préparé l'entretien que nous avons réussi à évacuer rapidement la pression", se souvient Marion, elle aussi en classe de terminale. Le ministre arrive. Alex et Enzo, à la technique, lancent le direct. Les premières questions s'enchaînent. Pendant plus de trente minutes, Jean-Michel Blanquer se penche sur différentes thématiques : l'écologie, l'engagement lycéen, les réformes scolaires...
 
 

Une radio jeune et libre


Habitué des médias, le ministre répond avec sérieux, pèse ses mots quand il le faut et montre ses connaissances sur les dossiers abordés. L'exercice ne diffère en rien d'une intervention dans un média traditionnel : "Il est même peu commun qu'un ministre puisse accorder près de 40 minutes à une radio", se réjouit le proviseur du lycée Rémi Belleau, Michel Toumoulin, avant d'ajouter : "Le fait que ce soit une radio lycéenne permet également une plus grande liberté de ton et de programme."

Depuis sa création en 2014, la webradio a accueilli de nombreux ministres, personnalités politiques et publiques comme Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des territoires, François Bonneau, président de la région Centre-Val de Loire... Roxane, une des premières voix de la Radio2B, également présente lors de la rencontre avec Jean-Michel Blanquer, peine à réaliser le chemin parcouru :

Il y a cinq ans, nous étions trois dans un placard. A la deuxième rentrée, nous étions 200 personnes impliquées. Maintenant, c'est devenu un véritable outil qui concerne près de 1 000 élèves et qui attire des personnalités de milieux très différents.

Sur le même sujet

Tout le monde peut prendre sa place

Les + Lus