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Orléans : grève illimitée au services des urgences

© Pixabay
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Depuis ce jeudi 6 juin, le service des urgences de l'hôpital d'Orléans est en grève pour une durée illimitée. Ras-le-bol, fatigue, manque d'effectifs... ça va mal aux urgences et ce, partout en France.

Par Isabelle Racine

Ce jeudi, c’était jour de grève dans de nombreux hôpitaux de France. Une manifestation était organisée à Paris à l’initiative de l’Assemblée Générale nationale des collectifs « Inter Urgences ».

Une problématique nationale

Le malaise est le même partout sur le territoire national. Dans chaque service des urgences, les problèmes sont identiques et ils sont récurrents : les urgences sont engorgées, les patients attendent leur prise en charge pendant de nombreuses heures, le travail se fait à la chaîne… et le malaise continue de grandir parmi le personnel, toujours en effectif insuffisant.

A Orléans, près d’une centaine de personnes (médecin, infirmière, aide-soignant et personnel non-soignant) s’est rassemblée pour protester contre leurs conditions de travail : les sous-effectifs récurrents, le mal-être des personnels et dénoncer les conséquences sur les conditions d'accueil des patients. Ce jeudi 6 juin, une grève illimitée a débuté au service des urgences ; les personnels sont réquisitionnés.

Dans le service des urgences et du SMUR à l’hôpital d’Orléans, selon le syndicat Sud Santé, il y a 17 postes vacants, ce qui représente la moitié des effectifs. Des recrutements sont en cours mais les conditions de travail étant très difficiles, les candidats ne sont pas nombreux… Conséquences : pour les médecins, les gardes sont très rapprochées et la fatigue se fait plus vite sentir.

Des urgences toujours très fréquentées

Le week-end dernier, celui de l’Ascension, a connu une forte fréquentation : 220 personnes se sont présentées aux urgences contre habituellement 150 par jour. Depuis 2015, la courbe d’activité est en croissance permanente. Si l’on compare les chiffres de ce début d’année 2019 à ceux de 2018, l’activité a augmenté de 5 %.
Un médecin généraliste prend pourtant en charge toutes les pathologies non urgentes tous les jours de la semaine de 10h à 19h.

Pour le syndicat Sud Santé : « Les revendications portées par les collègues grévistes exigent un niveau de négociation qui dépasse la direction d’établissement et même les agences régionales de santé. C’est bien la ministre et le gouvernement qui doivent négocier. Nous demandons une augmentation de salaire de 300 € nets mensuels, une augmentation des effectifs en fonction de l’augmentation de l’activité et une augmentation de l’offre structurelle par la création de lits nécessaire pour éradiquer « l’hospitalisation brancard » et l’arrêt des fermetures de services d’urgences et de ligne de SMUR, y compris la nuit maintenant une activité 24h/24. » 

A Chinon en Indre-et-Loire

A Chinon, ce jeudi, les grévistes de l'hôpital se sont rendus sur le marché pour faire signer une pétition de soutien aux habitants pour demander plus de moyens. Il ont reçu un très bon accueil, chacun se sentant concerné par les problème récurrents des services des urgences dans toute la France.

Les hospitaliers devraient se retrouver le 11 juin prochain pour une nouvelle manifestation.

 

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