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Plus vieille, plus nombreuse : l'INSEE dresse un portrait possible de la population de 2050 en Centre-Val de Loire

L’institut de la statistique a rendu publique ce mercredi une projection des évolutions démographiques dans la région. D’ici 2050, l’un des enjeux auxquels elle fera face sera le départ des jeunes.
 
Pour son étude publiée ce mercredi, l’INSEE a retenu un scénario fondé sur une baisse de la fécondité, une espérance de vie plus longue mais aussi une migration similaire à celle observée au niveau nationale. Les projections correspondent donc à une évolution possible, mais pas certaine.
 

Croissance ralentie


Selon ses résultats, la population devrait augmenter dans la région. Dans 32 ans, la région pourrait compter 2,7 millions d’habitants, soit 161.000 personnes de plus qu’en 2013. La croissance devrait toutefois ralentir : elle était de 0,31% sur la période 2008-2013, contre 0,17% attendus entre 2013 et 2050.
 
Ces résultats sont inégaux en fonction des territoires. « Les plus fortes croissances continueraient de se localiser sur l’axe ligérien et la frange francilienne, avec une population plus jeune et un marché de l’emploi plus dynamique », notent les auteurs de l’étude. Tous départements confondus, c’est dans le bassin de Pithiviers que l’augmentation devrait être la plus forte (+0,65%), en raison notamment du voisinage de l’Île-de-France et de la présence de moyens de transports développés.
 

Un tiers d'habitants de plus de 65 ans


Plus nombreux, les habitants de Centre-Val de Loire devraient également vieillir. Le scénario retenu prévoit qu’un tiers des habitants de la région auront plus de 65 ans en 2050 (contre un sur cinq en 2013), tandis que les 25-64 ans seront moins présents que dans les autres régions. « L'anticipation de cette dynamique est essentielle, remarque l’INSEE. Elle concerne en premier lieu le développement des services spécifiques aux personnes âgées, notamment ceux liés à la santé et à l'autonomie. L'offre de transports ou celle de logements adaptés participent de cette problématique. »
 
Cette hypothèse est tirée par le départ des jeunes, notamment diplômés, qui vont massivement faire leurs études en Île-de-France. Là encore, on observe des inégalités entre départements. « L’âge moyen de la population atteindrait 50 ans dans les bassins démographiques les moins densément peuplés du sud, tandis qu’il serait le plus bas dans les bassins d’Orléans et Dreux (43 ans) », détaille l’étude. Et l’organisme de souligner l’importance des politiques publiques pour endiguer cette fuite des jeunes cerveaux.
 
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