Reconfinement : un numéro d’appel dédié aux entreprises et associations fragilisées par la crise sanitaire

Depuis le lundi 2 novembre, un nouveau numéro d’appel, le 0.806.000.245, est accessible pour les commerçants, entrepreneurs et associations en difficulté, financière et psychologique. Mais à l’heure actuelle, les professionnels réclament surtout la possibilité de travailler.
Ce numéro spécial est censé guider les professionnels parmi les aides proposées par l'Etat (Photo d'illustration).
Ce numéro spécial est censé guider les professionnels parmi les aides proposées par l'Etat (Photo d'illustration). © Mimzy / Pixabay
Reports de charges ou d’impôts, prêt garanti par l’État, fonds de solidarité ou activité partielle… Qui a droit à quoi ?

Pour aider les entreprises et associations en difficulté à s’y retrouver, le gouvernement a lancé ce lundi 2 novembre un numéro spécial, le 0.806.000.245 (appel non surtaxé, prix d’un appel local) en complément de la plateforme internet déjà existante.
Comme indiqué dans le tweet ci-dessus, il est accessible du lundi au vendredi de 9h à 12h puis de 13h à 16h. A l’autre bout du fil, des agents de la Direction générale des finances publiques et de l’Urssaf répondent aux questions des professionnels fragilisés par la crise sanitaire.
 

Accompagnement psychologique

Le gouvernement précise cependant que ce numéro "ne se substitue pas aux services référents bien connus des professionnels : les agents de ces plateformes ne pourront pas accéder aux dossiers personnels". En résumé : pour des demandes en cours, adressez-vous directement aux structures en charge de votre dossier.

Invité de LCI le 2 novembre, Alain Griset, ministre délégué en charge des PME, a ajouté que "ce numéro de téléphone permettra également, si besoin, d’avoir un accompagnement psychologique pour ceux qui souhaitent échanger".
 

Climat tendu

Mais ce qu’ils souhaitent pour l’instant, c’est travailler, et chacun le fait savoir dans un climat tendu. Face aux décisions gouvernementales liées au reconfinement, les petits commerçants ont dénoncé la concurrence déloyale de la grande distribution qui pouvait vendre des produits comme des livres ou articles de décoration.

Qu’à cela ne tienne, les rayons "non essentiels" ont été condamnés. Mais certains supermarchés ont dénoncé à leur tour ce choix qui avantagerait les plateformes de vente en ligne comme Amazon, Cdiscount ou eBay.

De leur côté, les élus locaux sont de plus en plus nombreux à demander la réouverture des commerces de proximité.
 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
confinement santé société coronavirus/covid-19 crise économique économie entreprises vie associative region centre-val de loire