Un pédiatre soupçonné d'avoir produit un faux certificat de vaccin suspendu pendant 18 mois

Ce jeudi, le médecin pédiatre homéopathe soupçonné d'avoir produit un faux certificat a été suspendu pendant 18 mois par le conseil de l'ordre des médecins de la région Centre-Val de Loire

18 mois de suspension

Le docteur Philippe Bry, pédiatre et homéopathe à Fondettes (Indre-et-Loire) est soupçonné par ses pairs d'avoir produit un faux certificat de complaisance pour un garçon de 8 ans. Celui-ci a contracté le tétanos en tombant sur un tesson de bouteille, alors qu'il avait été vacciné (Diphtérie, Tétanos, Polio). Le garçon est sorti d'affaire, mais le pédiatre a été traduit devant la chambre disciplinaire du conseil de l'ordre régional des médecins (Crom). Ce jeudi, il a été interdit d'exercer pendant 18 mois. 

Les examens pratiqués sur le garçon ont en effet révélé que l'enfant ne possédait pas d'anticorps contre la maladie. Pourtant le pédiatre soutient avoir bien vacciné l'enfant, étiquette et tampons à l'appui. 

Soit cela signifie que les vaccins ne sont pas protecteurs à 100 %, soit il y a eu un manquement du côté du pédiatre, et le fait qu'il soit pour la "vaccination libre" n'a pas plaidé en sa faveur. 

Philippe Bry peut encore faire appel de cette décision auprès de la chambre disciplinaire nationale et peut ensuite saisir le Conseil d'état. 

Le choix de la vaccination 

Rappelons que le DTP (diphtérie, tétanos et poliomyélite) est rendu obligatoire par le code de la santé publique et le fait de s'y soustraire est réprimé par le code pénal, qui prévoit jusqu'à deux ans d'emprisonnement et 30 000 euros d'amende.

Pourtant, de plus en plus de parents s'y oppose. Exemple : Marc et Samia Larère, habitants de l'Yonne, ont contesté mardi 10 mars 2015 devant la haute juridiction la conformité de cette obligation à la Constitution.

L'affaire pose cette question : vacciner un enfant doit-il rester une obligation ou relever du libre choix des parents ?

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