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Difficile rapatriement pour deux Corses électrocutés au Brésil

Jean-Dominique Martini, décédé des suites de ses blessures / © FTViastella
Jean-Dominique Martini, décédé des suites de ses blessures / © FTViastella

Jean Claude De Franchi, très grièvement brûlé après un contact avec une ligne à haute tension le 12 février dernier, devrait regagner la France d’ici le 23 février. Le corps de Jean Dominique Martini (en photo), décédé des suites de ses blessures, ne pourra être rapatrié avant mardi.

Par Antoine Albertini édité par Jean Crozier

Il aura fallu dix jours pour  que Jean Claude de Franchi, 69 ans, puisse enfin regagner la France par voie aérienne. L’homme avait été électrocuté le 12 février dernier vers 17h15 (heure locale) dans l’Etat du Cearà, au nord du Brésil, à 238 km de Fortaleza et très grièvement brûlé sur plus de 30% du corps après avoir touché une ligne à haute tension. Son ami Jean Claude Martini était décédé des suites de très graves blessures trois jours après les faits, alors qu’il était hospitalisé.
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Accident mortel au Brésil

Le soutien des Corses au Brésil

« Les formalités administratives se sont éternisées mais fort heureusement, nous avons reçu beaucoup de soutien de la part de Corses présents sur place », explique Jean-François Cunéo, gendre de M. de Franchi. Ce dernier, traité sur place, a du attendre que son état soit stabilisé et que les procédures de rapatriement soient accomplies pour être autorisé à prendre place dans un avion sanitaire. Il devrait quitter le Brésil demain samedi à 8h00 (heure locale) pour Marseille.


Un câble à haute tension sur la dune

Les familles des victimes ont d’ores et déjà pris attache avec des avocats locaux pour engager une action en justice contre la CoElCe, une compagnie d’électricité brésilienne accusée de négligence. MM. De Franchi et Martini se promenaient sur une dune lorsqu’ils ont heurté un câble à haute tension situé à hauteur d’homme en raison du déplacement de la dune, un phénomène jugé courant dans cette partie du Brésil. Interrogés par la télévision locale TVGlobo, les avocats des familles corses assurent avoir recueilli plusieurs témoignages indiquant que les autorités avaient été prévenues de ce mouvement de dunes depuis trois mois. La CoElCe affirme n’avoir commis aucune négligence. L’un de ses dirigeants a affirmé sur une antenne de télévision ( TV Globo, voir ci-dessous) que des techniciens avaient été dépêchés sur place le 31 janvier dernier et « n’avaient rien remarqué d’anormal sur le site ».

Voir également  le reportage sur cette affaire diffusé par la chaîne brésilienne Globo TV

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