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La cour de cassation se penche sur le dossier du Cercle Wagram

© FTViastella
© FTViastella

Avant le procès en appel, plusieurs requêtes pour nullité de la procédure ont été déposées par d'anciens responsables du cercle de jeux parisien. La cour doit rendre son délibéré le 12 mars

Par Jean Crozier

Ce 26 février, la Cour de Cassation  se penche sur le dossier Wagram: plusieurs requêtes pour nullité de la procédure ont été en effet déposées par d'anciens responsables du cercle Wagram dont le président Honoré Renon, le trésorier Jean-François Rossi, le secrétaire Jean Testanière dit le « Mage », une employée, Marie-Claire Giacomini et le maire de Pietralba, Jean Casta.


Audience technique: délibéré le 12 mars

Ces pourvois, déposés par Me Patrice Spinosi entendent « prendre l'accusation à son propre piège » souligne le quotidien Corse-Matin.
« Certains mis en cause ont été entendus en garde à vue dans les deux dossiers ». assure la défense. "Une fois comme victimes de l'extorsion. Une autre comme suspects d'infractions financières". Autre argument pour la défense : les interrogatoires qui n'ont pas été enregistrés.
Le sort du procés en appel est en jeu


Maître Patrice Spinosi
Avocat à la Cour de Cassation

Wagram, saison I, en appel

Des peines allant d'un an de prison avec sursis à six ans ferme avaient été prononcées le 18 janvier contre neuf des dix prévenus jugés en décembre 2012 devant le tribunal correctionnel de Paris. Une relaxe avait également été ordonnée.
Le ministère public, qui avait requis des peines plus lourdes que le jugement rendu par la 14ème chambre, fait appel pour l'ensemble des prévenus.

Fermé après le putsch

Situé près des Champs-Elysées, fermé sur décision administrative quelques mois après le putsch, le Wagram est soupçonné d'avoir servi au détournement de plusieurs centaines de milliers d'euros au profit du gang bastiais de la Brise de mer.
Germani est considéré comme le cerveau de l'opération menée le 19 janvier 2011 dans les locaux de l'établissement dont les dirigeants ont été priés, fermement mais sans violence, de quitter définitivement les lieux.
Présentés comme des "hommes de main" de Jean-Luc Germani, quatre autres prévenus, dont deux en fuite et deux en détention provisoire, ont écopé de peines allant de trente mois de prison pour trois d'entre eux à quatre ans pour le dernier.

Un cercle au coeur

Le Cercle Wagram était, selon les enquêteurs, au coeur d'un affrontement entre bandes corses concurrentes issues des déchirements de la Brise de mer. Pour évincer l'équipe aux commandes du cercle, Germani et ses comparses se seraient alliés à un groupe d'employés ou anciens employés du Wagram. Contre ces derniers, le tribunal a prononcé des peines d'un an avec sursis, deux ans avec sursis et deux peines de trois ans ferme.
Les juges avaient ordonné une relaxe : celle de Frédéric Graziani, acteur de la série de Canal+ "Mafiosa" qui avait travaillé quelques mois au Wagram.

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