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Le personnel du SAMU de Corse du Sud négocie une sortie de conflit avec l'Agence Régionale de Santé

Après plusieurs mois de discussions avec la direction et aucune avancée, les personnels du SAMU ont été reçus à l'ARS ce lundi 6 mai à Ajaccio. Ils réclament la présence d'un infirmier par ambulance. Une réunion doit se tenir en fin de journée. 
Les personnels du SAMU, médecins urgentistes et personnels soignants, ont finalement été reçus à l'Agence Régionale de Santé ce matin à Ajaccio.
Les personnels du SAMU, médecins urgentistes et personnels soignants, ont finalement été reçus à l'Agence Régionale de Santé ce matin à Ajaccio. © Crédit Thierry Guespin / France 3 Corse
Chaque jour, des interventions sont pratiquées par les ambulanciers et les médecins urgentistes, sans le concours d'un infirmier. Et pourtant, la présence de celui-ci est obligatoire. Une disposition prévue par la loi depuis sept ans, qui n'est pas appliquée. 

La situation est la même à Ajaccio, à Bonifacio, à Sartène et à Porto-Vecchio. Chaque jour, quatre équipes sur cinq assurent le transport des malades et accidentés, en effectif restreint. 

Depuis plusieurs mois, les médecins urgentistes et le personnel soignant du SAMU de la Corse du Sud réclament des créations de postes d'infirmier pour les transports en ambulances, 24 au total. Un audit a été commandé par la direction. Après ses conclusions, des solutions de remise aux normes ont été envisagées, mais à budget constant. Des propositions encore très en-deça de ce que demande le personnel. 

Nouvelle mobilisation ce matin 


Ce matin, de nombreux personnels et syndicats du SAMU de Corse du Sud se sont rendus à l'Agence Régionale de Santé, à Ajaccio. Une discussion devrait avoir lieu dans la soirée. 

Si l'Agence régionale de la Santé suit les préconisations de l'audit, des renforts du continent seraient envisagés en été, ou encore le recours à des brancardiers privés. La CFDT et les médecins urgentistes s'y refusent. Certains menacent de démissionner.

Si au sortir de la rencontre, la CFDT appelle à la grève, le STC a signifié qu'il rejoindrait le mouvement. Le conflit, s'il se durcit, s'annonce sérieux. 


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