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Les 3 députés UMP de Corse parmi les 105 signataires du soutien à Henri Guaino contre le juge Gentil

Sauveur Gandolfi Scheit, Camille de Rocca Serra et Laurent Marcangeli
Sauveur Gandolfi Scheit, Camille de Rocca Serra et Laurent Marcangeli

Les trois députés de Corse ont décidé de se joindre à d'autres élus UMP en signant une lettre ouverte au procureur de la République. Ils entendent ainsi apporter leur soutien à Henri Guaino, menacé d'une plainte pour délit d'outrage à magistrat. révèle le Figaro samedi.

Par Michele Mignot avec AFP

Le député des Yvelines Henri Guaino (UMP) est poursuivi par l'Union syndicale des magistrats (USM) pour avoir qualifié la mise en examen de Nicolas Sarkozy dans le cadre de l'affaire Bettencourt de "décision grotesque", "irresponsable", une "salissure pour la France". Le Figaro, dans son édition de samedi révèle que l'ex conseiller de Nicolas Sarkozy a reçu le soutien de 105 parlementaires UMP, dont les trois députés de Corse.

Dans une lettre ouverte au procureur de Paris, les parlementaires "s'étonnent de la décision du parquet d'ouvrir une enquête préliminaire sur les propos de Guaino", et reprennent à leur compte les attaques de leur collègue député: "Comme lui, nous affirmons que le juge (...) a déshonoré un homme, a déshonoré les institutions et a déshonoré la justice en plaçant Nicolas Sarkozy en examen". Le quotidien rappelle qu'Henri Guaino avait prononcé cette phrase le 22 mars, au lendemain de la confrontation entre le juge bordelais Jean-Michel Gentil et l'ancien chef de l'État. Il l'avait ensuite réitérée dans de nombreux média pendant une semaine. 

Sauveur Gandolfi Scheit député de Haute-Corse, Laurent Marcangeli et Camille de Rocca Serra, députés de Corse du sud écrivent avec d'autres "Nous faisons nôtres tous (c)es propos", quitte à s'exposer eux-mêmes à des poursuites judiciaires: "Nous entendons assumer toutes les conséquences", ajoutent-il.

L'ancien-conseiller du président de la République, "ne renie pas ses propos, bien au contraire", affirme le Figaro auquel il a déclaré: "ce que j'ai dit est certes violent, mais c'est mon opinion, et jusqu'à nouvel ordre, le délit d'opinion n'existe pas! Sinon, on est plus en République. Personne ne doit pouvoir échapper à la critique".

"Dans sa croisade", il "a été rejoint par une bonne moitié du groupe UMP à l'Assemblée", note Le Figaro. "Parmi les signataires figurent Jean-François Copé et ses principaux soutiens, comme Christian Jacob, Michèle Tabarot ou Claude Goasguen. D'autres poids lourds du parti, comme Xavier Bertrand ou Benoist Apparu font également partie des signataires. Les fillonistes, eux, sont moins nombreux, à l'exception notable de Laurent Wauquiez", détaille le quotidien.

L'enquête ouverte par le parquet pourrait amener Henri Guaino à être entendu par la brigade de répression de la délinquance sur la personne, en charge de l'affaire. Il pourrait ensuite être renvoyé devant la justice. Le délit d'outrage à agent public qui lui est reproché est passible de six mois de prison et de 7.500 euros d'amende", remarque Le Figaro.
 

 

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