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Grève intersyndicale dans l'audiovisuel public ce 5 février

© LIONEL BONAVENTURE / AFP
© LIONEL BONAVENTURE / AFP

A l'appel de l'intersyndicale de France Télévisions, les personnels sont en grève ce mercredi 5 février. Ils protestent contre une nouvelle organisation du temps de travail qui ne donnent plus la priorité aux missions de service public. Sérieuses perturbations dans les JT régionaux  à prévoir.

Par FTViastella

La CGT, Force Ouvrière, la CFDT, Sud et le SNJ de France Télévisions appellent à protester contre une nouvelle organisation mise en oeuvre depuis
le 1er janvier, qui comprend des pauses journalières imposées allant de 1H30 à 2H30, ce qui risque notamment d'entraîner une réduction des RTT.

"Nous avons été reçus par la direction, qui nous a soumis un protocole d'accord qui ne satisfait personne car il ne change rien et garde les coupures imposées, variables selon les stations régionales et différentes selon les métiers", a souligné à l'AFP Laurence Barbry, déléguée CFDT Médias. 


10 000 salariés concernés

La tension monte notamment à France 3 Ile-de-France, d'où est parti le mouvement.

Vendredi, la direction a même envoyé des huissiers en salle de montage de France 3 Ile-de-France pour sommer les journalistes de se présenter selon les horaires prévus, a expliqué à l'AFP Laurence Barbry, déléguée CFDT Médias. 

Mais cette nouvelle organisation imposée concerne tout le monde, d'où l'appel à la grève de l'intersyndicale de France Télévisions, a-t-elle
poursuivi.

"La direction refuse toujours de rétablir un fonctionnement efficace et serein dans de nombreuses rédactions", a déploré le SNJ dans un communiqué,  appelant à "rejeter la politique de l'absurde".

Les salariés de France 3 Paris Ile-de-France entameront mercredi leur 19e jour de grève illimitée à ce sujet.

Après quatre ans de négociations, France Télévisions et les organisations syndicales représentatives (CFDT, CGT, FO et SNJ) avaient signé le 28 mai 2013 un nouvel accord collectif pour les quelque 10.000 personnels techniques et administratifs et journalistes du groupe.

La nouvelle organisation, mise en place le 1er janvier 2014, instaure des "coupures artificielles" imposées par la direction, selon les syndicats de France 3 Paris Ile-de-France, pour qui l'on "demande à la rédaction de France 3 Paris d'effectuer désormais la fabrication de l'info en 35 heures, là où jusqu'à présent, elle était produite en 39 heures depuis plus de 10 ans".


Priorité aux missions de service public

A France 3 Paris Ile-de-France, cette nouvelle organisation est "en totale contradiction avec les exigences de l'actualité et l'essence même des métiers de l'information, de fabrication et de production audiovisuelle", avait encore souligné l'intersyndicale fin janvier.

Dans l'ensemble des régions françaises -estiment les syndicats CGT et Force Ouvrière- "l'organisation du temps de travail doit nous servir à faire la meilleure télévision de service public possible, pas à complaire aux tutelles, ministère et autres gouvernants".

"L'interprétation et l'application que la direction fait de l'accord du 28 mai 2013 sont des provocations envers les personnels et un déi de dialogue social" -affirment Force Ouvrière et la CGT de France Télévisions.

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