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Putsch au cercle Wagram: décision en appel le 16 octobre

04/06/14 - Le putsch du cercle Wagram rejugé en appel / © FTVIASTELLA
04/06/14 - Le putsch du cercle Wagram rejugé en appel / © FTVIASTELLA

Les neuf prévenus jugés en appel à Paris pour avoir débarqué de force, en janvier 2011, l'équipe qui dirigeait le cercle de jeux parisien du Wagram seront fixés sur leur sort le 16 octobre. Des peines de 15 mois à 7 ans de prison ont été requises. Les avocats ont plaidé la relaxe.

Par Grégoire Bézie avec AFP

Le 19 janvier 2011, une équipe emmenée par Jean-Luc Germani, beau-frère du parrain corse assassiné Richard Casanova, avait débarqué l'équipe dirigeante du cercle Wagram contrôlée par une autre figure du milieu corse, Jean-Angelo Guazzelli.

Le clan Casanova entendait récupérer son bien, dont l'avait privé, trois ans plus tôt, la famille Guazzelli, après l'assassinat de Richard Casanova en avril 2008.

Germani, Federici et Luciani en fuite​

Lors du procès devant la cour d'appel de Paris, le parquet général a requis sept années d'emprisonnement et 100.000 euros d'amende contre Jean-Luc Germani et six ans ferme à l'encontre de ses lieutenants présumés, Frédéric Federici, Antoine Quilichini, Stéphane Luciani et François Giacobetti.

La cour a mis sa décision en délibéré au 16 octobre.

En première instance, Jean-Luc Germani avait été condamné à six ans de prison et ses quatre hommes de main à des peines allant de 30 mois à 4 ans de prison. Le parquet avait fait appel, estimant les peines insuffisantes.

Pour Paul Sollacaro, avocat d'Antoine Quilichini qui a plaidé jeudi, l'accusation n'a en aucun cas fait la démonstration que les prévenus avaient bien participé à un coup de force. Les écoutes et la surveillance qui ont constitué l'ossature du dossier d'instruction ne démontrent pas, selon lui, que Quilichini, qui n'est jamais rentré dans le cercle, ait pris part à un éventuel putsch.

Me Léon-Lef Forster, autre conseil d’Antoine Quilichini, s'est étonné que les peines requises soient équivalentes au double ou au triple de celles prononcées, dans d'autres procès, contre les dirigeants du cercle Wagram ou du cercle Concorde, un autre établissement de jeux parisien.

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