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Le port de commerce de Bastia bloqué par des marins de la SNCM

ILLUSTRATION - Les marins grévistes du "Méditerranée" occupent la capitainerie à Bastia le 27 juin 2014 / © FTVIASTELLA
ILLUSTRATION - Les marins grévistes du "Méditerranée" occupent la capitainerie à Bastia le 27 juin 2014 / © FTVIASTELLA

Le port de commerce de Bastia (Haute-Corse) a été fermé pendant près d'une heure vendredi 27 juin, après l'occupation des locaux de la capitainerie par des marins grévistes de la SNCM, alors que se tenait à Paris un conseil de surveillance sous haute tension.

Par Grégoire Bézie

Blocage du port de commerce de Bastia

Une quinzaine de marins grévistes du "Méditerranée" a investi vendredi après-midi les locaux de la capitainerie du port de commerce de Bastia. Par mesure de sécurité, tous les mouvements ont été suspendus, entraînant un retard de près d'une heure sur la rotation des navires à l'arrivée et au départ du port, a indiqué la capitainerie. 

Après trois heures d'occupation, les grévistes ont levé le blocage du port peu après 19h, après avoir obtenu des garanties de la préfecture de Haute-Corse et alors qu'une réunion avec le secrétaire d’état chargé des transports, Frédéric Cuvillier et les représentants syndicaux de la SNCM était prévue à Paris.

Sans surprise, la grève entamée le 24 juin par les salariés de la compagnie maritime en difficulté a été reconduite vendredi matin pour 24 heures, alors que le taux de gréviste était de 52% chez le personnel navigant et 23% chez les sédentaires.

Tous les bateaux de la compagnie, qui desservent la Corse et le Maghreb sont immobilisés, dans les ports de l’Ile de Beauté ou à Marseille.

 

Blocus du port de commerce de Bastia
Patrick Panzani, secrétaire du Syndicat autonome des marins à la SNCM; Sylvain Passegué, conseiller syndical CGT marins à la SNCM


La SNCM craint des actions de blocage

C’est dans ce contexte tendu que la SNCM tenait un conseil de surveillance à Paris vendredi après-midi, à l’issue duquel une rencontre était également prévue entre Frédéric Cuvillier et le nouveau président du directoire de la compagnie maritime, Olivier Diehl.

Jeudi soir, 80 salariés grévistes sont partis en bus depuis Marseille vers Paris afin "d’y assister". La direction de la SNCM a fait part de craintes d'actions dès l'issue du conseil de surveillance, "qui très certainement ne donnera pas satisfaction aux salariés", a-t-on indiqué de source proche du dossier.

La direction de la compagnie craint notamment que "des actions de blocage ne soient organisées contre La Méridionale" qui assure toujours une liaison entre la Corse et le port de Marseille, indique-t-on de même source.

La situation dans le port de L’Ile Rousse reste également problématique. C’est le seul port de Haute-Corse habilité à recevoir des matières dangereuses. Or le navire "Monte d’Oro", bloqué à quai, empêche toutes manœuvres.

Conseil de surveillance de la SNCM à Paris
Solange Graziani, France 3 Corse; Maurice Perrin, CFE - CGC; Frédéric Alpozzo, CGT marins


"La grève coûte chaque jour 500.000 euros"

Situation également tendue à Marseille, où jusqu'à 400 passagers par jour ne pourraient pas être reportés par d'autres navires à destination de la Corse. "La SNCM craint que la frustration de ces derniers ne les conduise à des débordements", indique-t-on encore.

La compagnie a déjà entamée une campagne de remboursement et de dédommagement à hauteur de trois nuits d'hôtel et indique qu'actuellement "la grève coûte chaque jour 500.000 euros".

"A ce rythme là, la SNCM serait en état de faillite, le 15 juillet", précise la même source.

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