Université Pasquale Paoli: motion des élus de l'Assemblée de Corse

25/09/14 - Université de Corse motion des élus de l'Assemblée de Corse / © FTVIASTELLA
25/09/14 - Université de Corse motion des élus de l'Assemblée de Corse / © FTVIASTELLA

Les élus de l'Assemblée de Corse ont adopté jeudi 25 septembre une motion concernant la convention tripartite 2013-2017 entre l'Etat, la CTC et l'université de Corse. Une convention que l'Etat refuse de signer à cause de la notion de co-officialité de la langue corse qu'elle contient.

Par Grégoire Bézie

Motion largement adoptée

Cette motion déposée par le groupe Corsica Libera "demande à l'Etat de signer la convention tripartite nécessaire au développement de l'Université de Corse +Pasquale Paoli+".

La motion a été discutée et reprise par les communistes, tous les nationalistes et une majeure partie de la gauche. La droite et les radicaux de gauche qui n'avaient pas voté la co-officialité, n'ont pas pris part au vote.

"Il n'y a absolument rien d'illégal et anticonstitutionnel dans cette convention et il y a maintenant urgence à apposer les trois signatures", a indiqué devant l'Assemblée Jean-Guy Talamoni, au nom du groupe Corsica Libera. La convention tripartite 2013-2017 n'est en effet toujours pas signé à ce jour.

"Tout ça est d'autant plus absurde que notre délibération, je vous le rappelle, est légal", a précisé Paul Giacobbi, président du Conseil exécutif de Corse. 

Université: motion de l'Assemblée de Corse
Paul Romani, président de l'Université de Corse; Jean-Guy Talamoni, conseiller territorial "Corsica Libera"; Paul Giacobbi, président du Conseil Exécutif de Corse. EQUIPE: Marie-France Giuliani, Christelle Nicolas, Laurent Gillot, Stéphane Czubek

Dans un courrier adressé le 19 septembre au président de l'université, Christophe Mirmand, préfet de Corse, indiquait ne pas pouvoir signer un document qui contienne "directement, de référence à l'appui apporté par l'Université à une initiative de la Collectivité territoriale de Corse relative à la co-officialité".

"Le droit ne permet pas en effet à l'Etat d'envisager favorablement cette perspective, qui heurterait des principes aussi essentiels de la République, (…), que sont l'égalité de tous les citoyens, ou celui de l'égale admission de chacun aux charges et emplois publics", ajoutait Christophe Mirmand.

Le préfet de Corse avait alors proposé la signature d'une première convention bilatérale Université-Etat dans laquelle n'aurait pas figuré le mot "co-officialité". Puis la rédaction d'un second document Université-CTC dans laquelle figurerait sa contribution au projet sur la langue voté par l'Assemblée de Corse. Propositions qui avaient été rejetées de part et d'autre. 

 

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