• FAITS DIVERS
  • SOCIÉTÉ
  • ECONOMIE
  • POLITIQUE
  • CULTURE
  • SPORT

Aides de la politique agricole commune : l’association Anticor réclame une instruction à Paris

Nouvelle plainte de l’association Anticor dans le dossier des possibles fraudes aux aides de la politique agricole commune. / © Pascal Pochard-Casabianca / AFP
Nouvelle plainte de l’association Anticor dans le dossier des possibles fraudes aux aides de la politique agricole commune. / © Pascal Pochard-Casabianca / AFP

L’association Anticor a déposé une plainte le 3 mai dernier afin d’obtenir la désignation d’un juge d’instruction du pôle financier du tribunal de Paris sur de possibles « détournements massifs » des aides de la politique agricole commune en Corse. 

Par A.A / France 3 Corse ViaStella avec AFP

Nouvelle plainte de l’association Anticor dans le dossier des possibles fraudes aux aides de la politique agricole commune (Pac). 

Le 3 mai dernier, elle a relancé une nouvelle plainte, en se constituant partie civile, afin d’obtenir la désignation d’un juge d’instruction du pôle financier du tribunal de Paris. Selon l’avocat de l’association, Jérôme Karsenti, cela permettrait de « garantir les conditions d’indépendance de l’enquête qui a été malmenée en Corse. »

En décembre dernier, Anticor avait déjà saisi le parquet national financier pour demander l’ouverture d’une enquête à Paris, mais la plainte avait été transférée au parquet d’Ajaccio qui menait déjà des investigations sur cette affaire. 
 

« Chasse à l’hectare »


L’association dénonce des « détournements de subventions publiques agricoles massives. » Des fraudes qui, selon elle, attendraient 36 millions d’euros sur la période 2015-2019

Dans sa plainte, l'association s'est notamment étonnée de la présence côte-à-côte, début février lors du Comité départemental antifraude (Codaf), du procureur de la République d'Ajaccio, Eric Bouillard, autorité de poursuite, et de la préfète de Corse, Josiane Chevalier, alors que les services de l'État « ont largement dysfonctionné ». 

Dans un rapport du 21 juin 2018, l'Office antifraude de l'Union européenne (Olaf), saisi par le groupe local Anticor Corse et des particuliers, avait conclu que des propriétaires s'étaient livrés à « une chasse à l'hectare » en surévaluant les surfaces pour lesquelles ils demandaient des aides, et ce, avec la complaisance des organisations professionnelles. 

Le signalement faisait aussi état d'exploitations « totalement » fictives. L'Olaf avait pointé du doigt « les services de l'État » estimant qu'ils avaient tardé à prendre « des mesures correctrices ».


 

A lire aussi

Sur le même sujet

Tourisme : en Corse, le grand rush estival a commencé

Les + Lus