Autonomie de la Corse : les élus insulaires avancent-ils sur l’accord politique demandé par Emmanuel Macron ?

Une philosophie commune sur l'autonomie de la Corse. Le président de la République avait annoncé lors de sa venue dans l'île être dans l'attente d'un accord dans les six mois. Jusqu'à fin décembre, les présidents de groupe de l'Assemblée de Corse se réuniront chaque mercredi autour de thématiques choisies par les nationalistes et par la droite.

L’accord souhaité par Emmanuel Macron n’a pas encore été trouvé. Mais parmi les élus territoriaux, une méthode visant à tenter de rapprocher les points de vue a été mise en place.

Tous les mercredis, jusqu’à fin décembre, les présidents de groupe, de l’Assemblée de Corse et de l’exécutif se réunissent en conférence des présidents avec à chaque fois un sujet précis. Le but immédiat n’est pas d’aboutir à un texte mais d’essayer de dégager une philosophie commune.

Quatre thématiques ont été choisies par les nationalistes, deux par la droite. « Aux thématiques qui constituent la donne des nationalistes, la langue, le statut de résident, le peuple, sur lesquels nous pouvons souscrire un certain nombre d’accords, il y a deux thématiques qui nous sont chères. La première ce sont les investissements, quels sont les investissements dont la Corse a besoin dans les 20 ou 30 à venir ? Et le deuxième chantier que nous voulons mettre à l’ordre du jour et que nous voulons approfondir, c’est celui de l’organisation territoriale et du mode de scrutin de la prochaine assemblée issue de ce nouveau statut », indique Jean-Martin Mondoloni, président du groupe de droite un Soffiu novu à l’Assemblée de Corse.

La réunion du mercredi 8 novembre était consacrée à la langue. Ne pas se renier sans faire de la coofficialité une crispation pour la représentation nationale, l’équation est compliquée. Côté nationaliste, il s’agit s’aborder les notions d’autonomie, de peuple et de foncier sous l’angle pragmatique.

« Aller plus loin et dégager les termes d’un compromis pour tous »

Le groupe nationaliste Avanzemu, qui n’a pas voté contre la délibération de la droite le 5 juillet dernier, veut croire en la possibilité d’un accord. « J’ai l’impression qu’on avance entre nationalistes et entre l’ensemble des groupes de l’Assemblée. Comme vous les savez la particularité du groupe Avanzemu et PNC c’est que nous souhaitons un compromis à un niveau d’exigence très élevé sur le fondement de la délibération du 5 juillet, mais qui par nature associe l’ensemble des forces politiques autour d’un règlement, d’une solution, et pas simplement les nationalistes. On veut aller plus loin, et dégager les termes d’un compromis pour tous », souligne le président du groupe Avanzemu, Jean-Christophe Angelini.

Se le rapprochement des points de vue semble possible entre Un Soffiu novu, Avanzemu et Fà populu inseme, les indépendantistes sont partagés entre la réserve affichée de Core in Fronte et l’hostilité déclarée de Corsica Libera dont la représentante non inscrite, Josepha Giacometti, ne participe pas aux réunions.

Le 23 novembre, des représentants de la commission des lois de l’Assemblée nationale sont attendus à Ajaccio. Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, pourrait se rendre en Corse début décembre.

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