Coronavirus et confinement : en Corse, le nombre de joueurs de poker en ligne a augmenté de 30 %

Durant le confinement, certains font le choix des jeux en ligne. Faute de paris sportifs ou hippiques, beaucoup se tournent vers le poker. Un passe-temps qui n’est pas sans risque. Charles Coppolani, président de l’autorité de régulation des jeux en ligne, répond à nos questions. 
L’offre a considérablement diminuée durant le confinement. De ce fait le produit des paris sportifs a chuté considérablement, de plus de 90 %.
L’offre a considérablement diminuée durant le confinement. De ce fait le produit des paris sportifs a chuté considérablement, de plus de 90 %. © PHOTOPQR/L'UNION DE REIMS
Le poker en ligne grand gagnant du confinement. Depuis le 17 mars, selon l’autorité de régulation des jeux en ligne (Arjel), le chiffre d’affaires des sites a doublé. 

Ainsi, selon Le Monde, sur la plateforme Winamax, qui revendique 60 % du marché français, 4.000 tournois de poker sont organisés quotidiennement durant le confinement, contre quelques dizaines en temps normal. 

Le nombre de joueurs est également en forte augmentation. Lors des deux premières semaines de confinement, 10.000 nouveaux comptes quotidiens ont été validés par la plateforme. Le chiffre s’établit depuis à 5.000 par jour. Et la Corse n’est pas en reste. 

Charles Coppolani, président de l’Arjel, répond à nos questions :
 Charles Coppolani : l’offre a considérablement diminué et de ce fait le produit des paris sportifs a chuté considérablement, de plus de 90 %. En revanche, le confinement est propice au développement de jeux que l’on peut exercer chez soi. De ce fait, le Poker bénéficie particulièrement de ce confinement. Nous enregistrons un nombre de joueurs et de dépenses qui augmentent de plus de 28 % sur l’ensemble du territoire national. Et en Corse, c’est encore plus puisqu’on a une augmentation de 30 %. 
 C.C. : c’est en Corse que l’on trouve toujours un pourcentage de joueurs par rapport à la population active qui est le plus élevé, et cela, quel que soit le jeu. Il y a trois jeux en ligne ouverts : les paris sportifs, hippiques et le poker, dans ces trois jeux, la Corse se situe toujours dans le peloton de tête.
 C.C. : oui. En période normale, une compétition en Biélorussie génère entre 10.000 et 40.000 euros de mises, selon le niveau de la compétition. Là, nous sommes à des niveaux de plusieurs millions. 

 
Entretien avec Charles Coppolani, président de l'autorité de régulation des jeux en ligne
 C.C. : il s’adapte à la fois en trouvant dans l’offre régulée des compétitions qui lui permettent de parier et il s’est reporté sur le poker. C’est là que nous souhaitons appeler l’attention des joueurs. Il y a toujours un élément d’inquiétude. On ne devient pas addict du jour au lendemain, mais on peut prendre un certain nombre d’habitudes qui peuvent être gênantes. 
 C.C. : effectivement, en matière de paris sportifs, 70 % des joueurs ont moins de 35 ans, en Poker, c’est de l’ordre de 60 %. En paris sportifs, on a une proportion de joueurs entre 18 et 24 ans qui est de l’ordre de 30 %. 
 C.C. : il faut alterner les loisirs et il faut aussi se fixer un budget et s’y tenir. Et surtout si on perd, il ne faut pas essayer de se refaire, il faut, au contraire, s’arrêter et reprendre ses esprits. 


 
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