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Ajaccio : le bateau de Nicolas Salvini, marin-pêcheur, n’a pas résisté à Adrian 

Dans le port Tino Rossi à Ajaccio, le bateau de Nicolas Salvini, marin-pêcheur, n'a pas résisté à la tempête Adrian. / © Morgane Bona / FTVIASTELLA
Dans le port Tino Rossi à Ajaccio, le bateau de Nicolas Salvini, marin-pêcheur, n'a pas résisté à la tempête Adrian. / © Morgane Bona / FTVIASTELLA

La tempête Adrian n'a pas épargné les pêcheurs d'Ajaccio. De grosses vagues ont déferlé dans le port Tino Rossi, broyant les embarcations. Certains dégâts sont réparables, mais pas tous : le bateau de Nicolas Salvini n'a pas résisté.

Par France 3 Corse ViaStella

Depuis quatre mois, Nicolas Salvini rafraîchissait un chalutier de 25 tonnes transformé en fileyeur. Installation électrique, toit de la cabine, un vrai coup de jeune pour son bateau de 40 mètres.

Ensemble ils ont traversé les meilleurs moments, comme les pires. « Un bateau, c’est un compagnon. Quand vous avez travaillé 30 ans avec, il fait partie de votre vie », livre le marin-pêcheur. 

Les réparations coûteraient trop cher. Mais pas question de renoncer à son métier. « On va continuer. On ne va pas se laisser aller. Il est hors de question que ça s’arrête. Pourquoi ça va s’arrêter ? Lui [le bateau], par contre, oui. Il va s’arrêter », déplore Nicolas Salvini. 

 
Ajaccio : le bateau de Nicolas Salvini, marin-pêcheur, n’a pas résisté à Adrian 
Intervenants - Nicolas Salvini, Marin - Pêcheur d' Ajaccio ; Xavier d' Orazio, Marin - Pêcheur -1er Prud'homme d'Ajaccio ; Michel Serreri, Marin - Pêcheur d'Ajaccio. Equipe - Sylvie Wolinsky ; Morgane Bona ; Amel Touati.

 

Mémoire de marins


Ce n'est pas le seul bateau de pêcheur à avoir souffert de la tempête. Dans le port Tino Rossi, le spectacle est désolant : structures fracassées et matériel gisant au fond de l'eau.

Beaucoup de professionnels ont perdu leurs filets. « Il y en a qui ont perdu 30, 40 voire 50 morceaux de filet. À 150 euros le morceau, ça va assez loin », précise Xavier d'Orazio, marin-pêcheur, premier prud'homme d'Ajaccio. 

 


L'entraide prévaut ce samedi matin au retour de la maigre pêche. De mémoire de marins, des bateaux fracassés, ou autant mal menés dans l'enceinte du port, c'est du jamais-vu, sauf depuis la construction du môle de croisière. « La mer tape sur la jetée du môle croisière et revient en force dans le port de pêche. On voit ce phénomène depuis cinq ou six ans. Ce sont des vagues énormes. On a vu des tempêtes plus grosses que ça et les bateaux étaient bien », témoigne Michel Serreri, marin-pêcheur d'Ajaccio. 

L'heure du bilan n'a pas encore sonné pour la flottille de la prud'hommie d'Ajaccio. Il manque les retours de Porto, Propriano et Cargèse. Mais les pêcheurs savent déjà qu'Adrian leur a fait subir un préjudice important.


 

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