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Ajaccio : restauration d’un traité d’Égyptologie ayant appartenu à Colbert

© Stéphane Lapera/FTVIASTELLA
© Stéphane Lapera/FTVIASTELLA

La nouvelle équipe du fonds des livres anciens de la bibliothèque d'Ajaccio a redécouvert des ouvrages de grandes valeurs. Parmi eux, un des huit exemplaires du plus ancien traité d'Égyptologie. L'importance de ce livre est telle que le restaurateur italien sollicité est intervenu à titre gracieux.

Par France 3 Corse ViaStella

Un travail de précision pour effacer les outrages du temps. Le Florentin Simone Martini restaure 12 ouvrages de la bibliothèque patrimoniale d'Ajaccio. 

Il a décidé d'offrir gracieusement ses services pour ce traité d'Égyptologie, peut-être le tout premier de l'histoire. « Ici, il y a un symbole que toutes les cartes anciennes ont, ce n'est rien d'autre que la marque de fabrique de l'imprimerie où a été créée cette feuille. Ce livre, il n'en existe que huit copies dans le monde ; en tout cas à notre connaissance. D'une certaine manière, en le restaurant, je me lis à son histoire », indique-t-il. 

L'ouvrage appartenait initialement à Colbert, l'un des principaux ministres de Louis XIV. Il deviendra ensuite la propriété de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés. 

 
Ajaccio : restauration d’un traité d’Égyptologie ayant appartenu à Colbert
Intervenants - Simone Martini, Restaurateur ; Vannina Schirinsky, Conservatrice missionnée par la mairie d'Ajaccio ; Elisabeth Perie , Conservatrice de la bibliothèque patrimoniale d'Ajaccio. Equipe - Caroline Ferrer ; Stéphane Lapera ; Vanessa Alfonsi.


Pour arriver finalement à Ajaccio au XIXe siècle. « Sur un tampon, il y a marqué : ’Bibliothèque nationale du Liamone’. On sait que cette bibliothèque, ces Lucien Bonaparte qui l’a créée sur la base des confiscations de la Révolution », explique Vannina Schirinsky, conservatrice missionnée par la mairie d'Ajaccio.
 

Salle patrimoniale 


C'est la nouvelle équipe de la bibliothèque qui a redécouvert ce traité ainsi que d'autres précieux documents. Des travaux ont été engagés dans les réserves longtemps laissées à l'abandon. 

Mais il reste encore beaucoup à faire surtout dans la salle patrimoniale. « Cela va être un travail de dépoussiérage. On ne s’en pas forcément compte, mais les dommages peuvent être importants même si la bibliothèque est très belle. Il y aura ensuite une sélection d’ouvrages que l’on pourra restaurer au fur et à mesure », précise Elisabeth Perie, conservatrice de la bibliothèque patrimoniale d'Ajaccio.

Même s'il y a sûrement d'autres précieux ouvrages qui dorment sur ces étagères. Sur les 40 000 volumes que compte la bibliothèque, seuls 2 % du fonds ont pu être expertisés.



 

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