Crise des déchets : partout en Corse, les balles s'entassent dans des décharges à ciel ouvert

800 balles d'ordures sont dissimulées sur le site de Coti-Chiavari. / © FTVIASTELLA
800 balles d'ordures sont dissimulées sur le site de Coti-Chiavari. / © FTVIASTELLA

En raison de la crise des déchets, les sites de stockage se sont multipliés sur l'île. Mais ces décharges à ciel ouvert respectent-elles les normes environnementales et sanitaires ? 

Par France 3 Corse ViaStella

Dans le maquis de Coti-Chiavari, loin des rues et des habitations, 800 balles d'ordures sont dissimulées, mais autorisées.  Sur ce site, en principe seulement des déchets verts sont admis. Après déclaration en préfecture, des bâches prétendument étanches ont été installées au sol. Mais les balles sont entassées depuis maintenant octobre.

 


Problématique de pollution


Alors plus de trois mois après, les questions autour de la pollution engendrée par ces déchets sont posées. La communauté de communes a répondu à l'imprévu, mais ça dure, faute de place dans le centre d'enfouissement de Prunelli, site qui a rouvert depuis le 1er janvier dernier.

"On pensait qu’en janvier on pourrait déstocker une partie des balles mais finalement nous sommes limités dans le tonnage que nous pouvons apporter au centre qui a rouvert (…). Des contrôles ont été effectués pour vérifier qu’il n’y a pas de pollution", explique la présidente de la communauté de communes de la Piève de l’Ornano, Valérie Bozzi.

Depuis le 8 novembre dernier, date à laquelle le centre d’enfouissement de Viggianello a été bloqué, les déchets s'accumulent.
 

Aujourd'hui un autre site de stockage de ces balles d’ordures inquiète également. Il s'agit de Pietrosella actuellement très dégradé. En effet, pas de clôture, des animaux peuvent déchirer les balles, alors, la question des contrôles se pose.


Le tri pour une sortie de crise ?


Nous avons sollicité la préfecture, mais comme en décembre pour ce quai de transfert à Porto-Vecchio, nous n'avons eu strictement aucune réponse. C'est à se demander si l'Etat ne ferme pas les yeux, faute de solution adéquate. Une situation aujourd’hui pointée du doigt par Muriel Segondy, de l’association "le Garde" : 
 

S’il vous plait monsieur les élus, les citoyens subissent, payent et la nature supporte. Il faut impérativement qu’on arrive à trier.


Plus que jamais aujourd’hui, en cette période de crise des déchets, le tri sélectif dans chaque foyer apparaît comme le seul exutoire à cette problématique.
 

Pour l'heure, au total 23 sites ont été temporairement autorisés sur l'île. Mais par la suite, il faudra encore plusieurs mois pour acheminer les milliers de tonnes de déchets stockés. 
 

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