Déchets : par peur d'une nouvelle crise, la Capa veut exploiter le site de Saint-Antoine


Redoutant une nouvelle crise en plein été, la Communauté d'Agglomération du Pays Ajaccien a demandé à la préfecture une autorisation pour exploiter le site de Saint-Antoine pour procéder à une mise en balle et à un stockage transitoire. 
Les poubelles s’amoncellent dans les rues depuis la blocage des deux centre d'enfouissement de Corse.
Les poubelles s’amoncellent dans les rues depuis la blocage des deux centre d'enfouissement de Corse. © M. FIAMMA /FTVIASTELLA
Sur le port d'Ajaccio, mercredi, la présence de nombreux touristes annonce le début de la saison estivale. Mais ce flot de vacanciers s'accompagne d’une production importante de déchets.

Pour anticiper une saturation du site de Viggianellu, et une énième situation de crise, la communauté d'agglomération du pays ajaccien (Capa) a demandé à la préfecture de pouvoir exploiter le site de Saint-Antoine. 

« Il y a un risque sanitaire important, la volonté du maire est d’écarter ce risque. Nous allons mettre en balle les déchets, si on nous y autorise et ils seront stockés sur Saint-Antoine. Nous avons une capacité de 35 000 tonnes de stockage, l’équivalent de presque une année de stockage. Ce qui permettra peut-être aux autres territoires de respirer », explique François Filoni, responsable déchets à la CAPA. 
 

L’exportation des déchets envisageable ? 


Au printemps dernier, le site de Saint-Antoine avait déjà été ré-exploité. À cette époque, le centre de Viggianellu est bloqué par un collectif de riverains ce qui paralyse la collecte pendant plusieurs jours.

 
Déchets : par peur d'une nouvelle crise, la Capa veut exploiter le site de Saint-Antoine


Dans le cas d'une situation similaire, l'exportation des déchets serait envisageable. « Je suis preneur de toutes les propositions intelligentes. On sait très bien qu’on ne fera pas rentrer 180 000 tonnes dans un contenant de 100 000. Nous avons un excédent de 80 000 tonnes et aujourd’hui peut-être que la solution temporaire, c’est peut-être d’exporter nos déchets », complète François Filoni. 

Une réunion sur la problématique des déchets se tiendra vendredi à Corte entre les présidents des intercommunalités et le président du conseil exécutif de Corse.


 
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