Disparition des départements : En Corse, des questions sur l'action sociale

La réforme territoriale souhaitée par le gouvernement prévoit la disparition des Conseils généraux. L'action sociale ne sera du coup plus une compétence départementale. En Corse, elle représente plus de 150 millions d'interventions par an. 

Par France 3 Corse ViaStella

La fusion des régions et la disparition des départements sont les deux piliers de la réforme territoriale annoncée par François Hollande. Si la fusion des régions ne concerne pas la Corse, le transfert des compétences départementales vers d'autres collectivités pose question. Les précisions sur cette réforme sont attendues le 18 juin par deux projets de loi.

En Corse comme ailleurs, c'est l'action sociale qui est le lien le plus fort entre les habitants et leur département qui y consacre 40% de leur budget. Familles, personnes âgées, enfance fragile... Entre la Haute-Corse et Corse-du-Sud cela représente plus de 150 millions d'interventions par an.

Le transfert de ces compétences, autant pour les équipes que du point de vue financier, peut être préoccupante.

Reportage Florence Antomarchi, Tarik Khaldi, Pauline Courseaux : 
Action sociale et département
Intervenants : Vannina Deliperi, accueil; Lisa Torrachi-Martelli, directeur du Pôle Handicap-Dépendance, département de Corse du Sud; Jean-Jacques Panunzi, président du Conseil Général de Corse-du-Sud

Transférer les compétences de l'action sociale vers des "super communautés de communes" pourrait s'avérer complexe. Tout confondu, les dépenses sociales du département représentent 40% de son budget,  en hausse de 11 % depuis le début de la crise.


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