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Construction “illégale” à Piana, délibéré le 19 décembre

Le procès en appel oppose l'association U Levante à un propriétaire accusé d'avoir illégalement réalisé une extension à Piana (Corse du Sud) / © U Levante
Le procès en appel oppose l'association U Levante à un propriétaire accusé d'avoir illégalement réalisé une extension à Piana (Corse du Sud) / © U Levante

Le procès en appel opposant l'association de défense de l'environnement U Levante à un propriétaire accusé d'avoir illégalement réalisé une extension à Piana s'est déroulé mercredi à Bastia. Comme en première instance, 20.000 euros d'amende et la remise en état du site ont été requis.

Par France 3 Corse ViaStella

L'association U Levante ne se satisfait pas d'une simple amende prononcée en première instance contre un propriétaire qu'elle accuse sur le littoral protégé de Piana d'avoir détruit un petit local en pierre pour en faire une véritable maison.   

Le propriétaire de la bâtisse construite sur la commune de Piana assure avoir effectué une extension de 16 m2. De son côté, U Levante affirme photos à l'appui que les travaux ont porté sur la création de deux étages de 80 m2 chacun.

"On a multiplié la superficie par 4, on a changé la configuration des lieux, on a rehaussé les murs et en plus, lorsque M. Mury devant la dénonciation publique de ces faits par U Levante s'est cru démasqué, il a cherché dans la précipitation à dissimuler ses actes en remblayant le niveau inférieur", explique Me Martin Tomasi, avocat de l'association.
 
Construction illégale à Piana, délibéré le 19 décembre
Intervenants - Me Martin Tomasi, avocat de l'association U Levante; Me Stéphane Nesa, avocat de M. Mury; Dominique Gambini, membre de l'association U Levante; Equipe - Pierre Nicolas, Typhaine Urtizverrea.

Le bâtonnier Stéphane Nesa, qui défend le propriétaire, s'insurge, affirmant que les services de l'Etat n'ont rien trouvé à redire sur cette extension.

"A trop vouloir être doctrinaire dans l'approche y compris dans les procédures, alors que les approches doctrinales n'ont strictement rien à faire dans les palais de justice, on fait d'un dossier qui ne concerne qu'un modeste agrandissement de 16 m2, un cas de protection des règles de l'environnement sur la totalité de la Corse".

Mais les membres de l'association U Levante n'en démordent pas. "Si on laisse faire ce genre de choses, il y a plein de bergeries dans toute la Corse; imaginez que quelqu'un arrive, achète une bergerie évidemment peu chère la plupart du temps, on creuse, on démoli, on fait une bâtisse…", défend Dominique Gambini.

Comme en première instance, 20 000 euros d'amende ont été requis ainsi que la remise en état du site. La décision sera rendue le 19 décembre.  
 

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Question/Réponse : Eric Leoni, professeur à l'université de Corse

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